« Pour toucher la totalité des clients ne faudrait-t-il pas que l'attaque dure autant de temps que le TTL de l'enregistrement DNS » Non. Prenons l'exemple de .fr. Le TTL de l'ensemble d'enregistrements NS est de 48 h. Mais les requêtes arrivent en permanence. Si la racine est en panne et que, par malchance, votre résolveur avait mis en cache l'information il y a 47 h et 59 m, vous allez avoir un problème.
En cas de panne de la racine, si elle dure une heure, 1/48 % des résolveurs auront un problème avec .fr. Si la panne dure trois heures, ce sera 3/48 %.
Et c'est pire pour les TLD rares et peu utilisés, qui ne sont pas souvent dans le cache.
« Des attaques DDOS sur les serveurs DNS d'un service sont-t-elles réellement courantes ? » Non. Mais pas forcément parce qu'elles sont inefficaces. Les attaquants ne sont pas des dieux et n'utilisent pas forcément toutes les méthodes.
[^] # Re: le maillon faible ?
Posté par Stéphane Bortzmeyer (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal dDoS contre les serveurs DNS. Évalué à 10.
« Pour toucher la totalité des clients ne faudrait-t-il pas que l'attaque dure autant de temps que le TTL de l'enregistrement DNS » Non. Prenons l'exemple de .fr. Le TTL de l'ensemble d'enregistrements NS est de 48 h. Mais les requêtes arrivent en permanence. Si la racine est en panne et que, par malchance, votre résolveur avait mis en cache l'information il y a 47 h et 59 m, vous allez avoir un problème.
En cas de panne de la racine, si elle dure une heure, 1/48 % des résolveurs auront un problème avec .fr. Si la panne dure trois heures, ce sera 3/48 %.
Et c'est pire pour les TLD rares et peu utilisés, qui ne sont pas souvent dans le cache.
« Des attaques DDOS sur les serveurs DNS d'un service sont-t-elles réellement courantes ? » Non. Mais pas forcément parce qu'elles sont inefficaces. Les attaquants ne sont pas des dieux et n'utilisent pas forcément toutes les méthodes.