Le raisonnement est valable pour une voiture, pas pour un logiciel de gestion / ERP.
On impose pas à une voiture de 2010 de respecter les normes de 2015.
La législation fiscale évolue sans cesse, récemment il a fallut ajouter l'export FEC, pour bientôt la DSN...
En gros, pour avoir un logiciel dans les clous, il faut le mettre à jour chaque année.
Dans un ERP, vu que tout est unifié et adapté à l'entreprise, il y a quasiment un logiciel par entreprise.
Bref, pour nous (OpenConcerto), il va falloir "faire certifier" ou "auto certifier" de nombreuses versions, même si la partie qui traite les encaissements est commune. Il nous faudra aussi mettre en place des systèmes pour garantir que le logiciel installé correspond au code source associé.
Cela prendra du temps, comprendre de l'argent, l'argent provenant des clients, mécaniquement ça va coûter aux utilisateurs.
Juste en temps, mettre à jour 3 millions de logiciels (dans l’hypothèse ou les 3 millions d'entreprises française vont utiliser un logiciel de gestion à jour...), cela prendre 3 millions d'heures de travail inutile MINIMUM (soit 342 années de vie).
De plus, l’efficacité contre la fraude sera nulle.
Qui voudra frauder, trouvera comment. Il ne faut pas être très calé pour comprendre qu'utiliser un autre logiciel en parallèle suffira ou encore, tout simplement, ne pas comptabiliser ce que l'on ne veut pas déclarer...
Niveau fraude côté éditeur, les cas avérés sont des logiciels propriétaires. Avec un logiciel libre, c'est plus difficile de cacher une fonctionnalité "de bricolage" car le code est accessible.
Obliger tout éditeur à donner accès au code source de son logiciel pour contrôle, cela serait une loi plus pertinente.
```
[^] # Re: Je ne vois pas bien l'interdiction du logiciel libre
Posté par Guillaume Maillard (site web personnel) . En réponse à la dépêche Projet de loi de finances FR 2016 : interdiction des logiciels libres de comptabilité et de caisse. Évalué à 5.
Bonjour,
Le raisonnement est valable pour une voiture, pas pour un logiciel de gestion / ERP.
On impose pas à une voiture de 2010 de respecter les normes de 2015.
La législation fiscale évolue sans cesse, récemment il a fallut ajouter l'export FEC, pour bientôt la DSN...
En gros, pour avoir un logiciel dans les clous, il faut le mettre à jour chaque année.
Dans un ERP, vu que tout est unifié et adapté à l'entreprise, il y a quasiment un logiciel par entreprise.
Bref, pour nous (OpenConcerto), il va falloir "faire certifier" ou "auto certifier" de nombreuses versions, même si la partie qui traite les encaissements est commune. Il nous faudra aussi mettre en place des systèmes pour garantir que le logiciel installé correspond au code source associé.
Cela prendra du temps, comprendre de l'argent, l'argent provenant des clients, mécaniquement ça va coûter aux utilisateurs.
Juste en temps, mettre à jour 3 millions de logiciels (dans l’hypothèse ou les 3 millions d'entreprises française vont utiliser un logiciel de gestion à jour...), cela prendre 3 millions d'heures de travail inutile MINIMUM (soit 342 années de vie).
De plus, l’efficacité contre la fraude sera nulle.
Qui voudra frauder, trouvera comment. Il ne faut pas être très calé pour comprendre qu'utiliser un autre logiciel en parallèle suffira ou encore, tout simplement, ne pas comptabiliser ce que l'on ne veut pas déclarer...
Niveau fraude côté éditeur, les cas avérés sont des logiciels propriétaires. Avec un logiciel libre, c'est plus difficile de cacher une fonctionnalité "de bricolage" car le code est accessible.
Obliger tout éditeur à donner accès au code source de son logiciel pour contrôle, cela serait une loi plus pertinente.
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