Tu as les deux expressions ; pour le côté dépense tu as : « coût de la vie » dont « coût du logement », « coût du transport », « coûts alimentaires ».
Bien sûr. Ce que je disais c'est que la notion de production publique était totalement absente des discours politiques, quand celle de production pour les domaines que tu cites était susceptible d'apparaître. Par exemple, on entend souvent dire qu'il faut augmenter la production de logements pour réduire les loyers, mais on entend jamais dire qu'il faut augmenter la production publique informatique, pour que nos administrations disposent d'outils adaptés et qu'elles peuvent (faire) modifier.
Et les deux situations sont de toute manière asymétriques.
Je suis d'accord avec ça.
Dans le privé en tant que client ce qui sort de ma poche est le prix de vente. Les dépenses de Renault ne n’impactent pas, sauf quand elles impactent le prix.
En tant que client, certes. Mais les dépenses de Renault t'impactent aussi en tant que contribuables, puisque Renault jouit par exemple de « crédits impôts recherches », et autres exonérations de cotisation (ce qui grève le budget de la sécu). Ces exonérations sont partiellement remboursées par l'état, mais celui-ci n'ayant pas été foutu d'avoir un budget à l'équilibre depuis des décennies (incompétence, vraiment ?) s'endette alors, et c'est l'ensemble des services publics qui trinquent, parce que ces salauds de fonctionnaires coûtent trop cher.
Dans le public en tant qu’usager ce qui sort de ma poche c’est le coût de fonctionnement de l’administration, qu’on appelle « dépense publique ».
J'ai l'impression que tu opposes « marchand » à « public », alors qu'on peut très bien avoir du privé non marchand (exemple : associations subventionnées) et du public marchand (exemple : sncf). Admettons que tu pensais aux services publics gratuits. Ce qui sort de ta poche en tant qu'usager, c'est 0 (puisque c'est gratuit, le coût est assumé par d'autres). Alors qui est-ce qui paye ? Le contribuable, par l'impôt. Mais aussi toi, en tant que client de Renault (on y reviendra par la suite) !
Et ce d’autant plus que dans le cas du privé, j’ai un certain contrôle personnel sur l’influence que ça a sur mon porte-monnaie, en m’abstenant d’acheter (ou en cherchant ailleurs), sans avoir à en faire un sujet de discussion public ;
Ça c'est une propriété du marché des biens et services, absolument pas une propriété des entreprises privées.
tandis que dans le cas du public, le seul contrôle possible est collectif et politique, donc forcément plus sujet à discussion publique.
Le contrôle collectif et politique, c'est ce qu'on appelle la démocratie ? C'est certainement ce qu'il faut étendre, non ? En particulier, faire en sorte qu'au sein des entreprises privées marchande, les membres du collectif de travail décident ensemble des fins et des moyens de leur travail, ce serait une bonne chose ! Pour les entreprises stratégiques, il faudrait en plus faire en sorte que les citoyens et usagers puissent participer à cela. Et tout ça, c'est parfaitement faisable en gardant, en plus, le système d'allocation marchande que tu évoquais plus haut.
Il faut aussi noter que la « production automobile » c’est grosso-modo la somme de ce que facture Peugeot/Renault à ses clients
Justement, dans ce que Peugeot/Renault facturent à leurs clients, il y a aussi... la production de soins médicaux par exemple, à savoir les côtisations assises sur les salaires.
on ne parle pas de « production publique » pour la bonne et simple raison que le mode de fonctionnement normal de l’administration ce n’est pas la facturation de produits/services à des clients, mais consiste à fournir des services gratuits à des usagers.
Prenons par exemple un service comme de la garde d'enfant. Ce que tu dis, c'est que s'il est assuré par une entreprise privée marchande, c'est de la production, tandis que que s'il s'agit d'un service municipal gratuit, ce n'est plus que de la dépense publique ? Pourtant, le service est exactement le même !
Tu n’as absolument rien pour comptabiliser la « production publique », tu n’as que la dépense publique (d’où le fait que le service public entre dans le PIB par la dépense publique).
[^] # Re: Enfin un journal qui dénonce grave...
Posté par thamieu . En réponse au journal De la nausée. Évalué à 4.
Bien sûr. Ce que je disais c'est que la notion de production publique était totalement absente des discours politiques, quand celle de production pour les domaines que tu cites était susceptible d'apparaître. Par exemple, on entend souvent dire qu'il faut augmenter la production de logements pour réduire les loyers, mais on entend jamais dire qu'il faut augmenter la production publique informatique, pour que nos administrations disposent d'outils adaptés et qu'elles peuvent (faire) modifier.
Je suis d'accord avec ça.
En tant que client, certes. Mais les dépenses de Renault t'impactent aussi en tant que contribuables, puisque Renault jouit par exemple de « crédits impôts recherches », et autres exonérations de cotisation (ce qui grève le budget de la sécu). Ces exonérations sont partiellement remboursées par l'état, mais celui-ci n'ayant pas été foutu d'avoir un budget à l'équilibre depuis des décennies (incompétence, vraiment ?) s'endette alors, et c'est l'ensemble des services publics qui trinquent, parce que ces salauds de fonctionnaires coûtent trop cher.
J'ai l'impression que tu opposes « marchand » à « public », alors qu'on peut très bien avoir du privé non marchand (exemple : associations subventionnées) et du public marchand (exemple : sncf). Admettons que tu pensais aux services publics gratuits. Ce qui sort de ta poche en tant qu'usager, c'est 0 (puisque c'est gratuit, le coût est assumé par d'autres). Alors qui est-ce qui paye ? Le contribuable, par l'impôt. Mais aussi toi, en tant que client de Renault (on y reviendra par la suite) !
Ça c'est une propriété du marché des biens et services, absolument pas une propriété des entreprises privées.
Le contrôle collectif et politique, c'est ce qu'on appelle la démocratie ? C'est certainement ce qu'il faut étendre, non ? En particulier, faire en sorte qu'au sein des entreprises privées marchande, les membres du collectif de travail décident ensemble des fins et des moyens de leur travail, ce serait une bonne chose ! Pour les entreprises stratégiques, il faudrait en plus faire en sorte que les citoyens et usagers puissent participer à cela. Et tout ça, c'est parfaitement faisable en gardant, en plus, le système d'allocation marchande que tu évoquais plus haut.
Justement, dans ce que Peugeot/Renault facturent à leurs clients, il y a aussi... la production de soins médicaux par exemple, à savoir les côtisations assises sur les salaires.
Prenons par exemple un service comme de la garde d'enfant. Ce que tu dis, c'est que s'il est assuré par une entreprise privée marchande, c'est de la production, tandis que que s'il s'agit d'un service municipal gratuit, ce n'est plus que de la dépense publique ? Pourtant, le service est exactement le même !
Ben si, on a les salaires, comme dans le privé.