Posté par Moonz .
En réponse au journal De la nausée.
Évalué à 5.
Dernière modification le 03 décembre 2015 à 09:43.
Est-ce qu'on parle de la « dépense automobile » pour désigner ce qui sort des usines de Peugeot ou Renault ? Est-ce qu'on parle de « dépense agricole » pour désigner ce qui se retrouve dans nos assiettes ? On parle de production
Tu as les deux expressions ; pour le côté dépense tu as : « coût de la vie » dont « coût du logement », « coût du transport », « coûts alimentaires ».
Et les deux situations sont de toute manière asymétriques. Dans le privé en tant que client ce qui sort de ma poche est le prix de vente. Les dépenses de Renault ne n’impactent pas, sauf quand elles impactent le prix. Dans le public en tant qu’usager ce qui sort de ma poche c’est le coût de fonctionnement de l’administration, qu’on appelle « dépense publique ». C’est donc normal de plus s’intéresser à la dépense du service public qu’aux dépenses des entreprises privée. L’un touche directement à mon porte-monnaie, l’autre seulement indirectement par le prix. Et ce d’autant plus que dans le cas du privé, j’ai un certain contrôle personnel sur l’influence que ça a sur mon porte-monnaie, en m’abstenant d’acheter (ou en cherchant ailleurs), sans avoir à en faire un sujet de discussion public ; tandis que dans le cas du public, le seul contrôle possible est collectif et politique, donc forcément plus sujet à discussion publique.
Il faut aussi noter que la « production automobile » c’est grosso-modo la somme de ce que facture Peugeot/Renault à ses clients ; on ne parle pas de « production publique » pour la bonne et simple raison que le mode de fonctionnement normal de l’administration ce n’est pas la facturation de produits/services à des clients, mais consiste à fournir des services gratuits à des usagers. Tu n’as absolument rien pour comptabiliser la « production publique », tu n’as que la dépense publique (d’où le fait que le service public entre dans le PIB par la dépense publique).
De mon point de vue, il existe suffisamment de raisons objectives qui expliquent la différence de discours pour ne pas avoir besoin de sortir un discours quasi-complotiste de « propagande/lavage de cerveau par l’idéologie dominante ».
[^] # Re: Enfin un journal qui dénonce grave...
Posté par Moonz . En réponse au journal De la nausée. Évalué à 5. Dernière modification le 03 décembre 2015 à 09:43.
Tu as les deux expressions ; pour le côté dépense tu as : « coût de la vie » dont « coût du logement », « coût du transport », « coûts alimentaires ».
Et les deux situations sont de toute manière asymétriques. Dans le privé en tant que client ce qui sort de ma poche est le prix de vente. Les dépenses de Renault ne n’impactent pas, sauf quand elles impactent le prix. Dans le public en tant qu’usager ce qui sort de ma poche c’est le coût de fonctionnement de l’administration, qu’on appelle « dépense publique ». C’est donc normal de plus s’intéresser à la dépense du service public qu’aux dépenses des entreprises privée. L’un touche directement à mon porte-monnaie, l’autre seulement indirectement par le prix. Et ce d’autant plus que dans le cas du privé, j’ai un certain contrôle personnel sur l’influence que ça a sur mon porte-monnaie, en m’abstenant d’acheter (ou en cherchant ailleurs), sans avoir à en faire un sujet de discussion public ; tandis que dans le cas du public, le seul contrôle possible est collectif et politique, donc forcément plus sujet à discussion publique.
Il faut aussi noter que la « production automobile » c’est grosso-modo la somme de ce que facture Peugeot/Renault à ses clients ; on ne parle pas de « production publique » pour la bonne et simple raison que le mode de fonctionnement normal de l’administration ce n’est pas la facturation de produits/services à des clients, mais consiste à fournir des services gratuits à des usagers. Tu n’as absolument rien pour comptabiliser la « production publique », tu n’as que la dépense publique (d’où le fait que le service public entre dans le PIB par la dépense publique).
De mon point de vue, il existe suffisamment de raisons objectives qui expliquent la différence de discours pour ne pas avoir besoin de sortir un discours quasi-complotiste de « propagande/lavage de cerveau par l’idéologie dominante ».