Je ne vois pas pourquoi tu opposes les deux : la dépense publique entre dans le PIB, et ce que facture Microsoft à l’administration entre tout autant dans la dépense publique que le salaire des fonctionnaires.
Bien sûr, ce n'est pas moi qui oppose les deux ! Je faisais simplement remarquer que l'externalisation massive de toutes l'activité économique était parfaitement logique dans l'idéologie dominante. Le problème est que nous adhérons nous-même en grande partie à cette idéologie : on a que trop souvent tendance à considérer que le PIB est produit exclusivement par les entreprises capitalistes. D'où l'intérêt de rappeler que les entreprises elles-mêmes vivent en grande partie de la dépense publique, et que le fait que les fonctionnaires soient payés par l'impôt ne change rien au fait qu'ils produisent eux aussi une part du PIB.
Est-ce qu'on parle de la « dépense automobile » pour désigner ce qui sort des usines de Peugeot ou Renault ? Est-ce qu'on parle de « dépense agricole » pour désigner ce qui se retrouve dans nos assiettes ? On parle de production. Hé bien la première condition pour lutter contre les choix aberrants de l'administration, c'est de rappeller qu'il y a actuellement de la production publique et non capitaliste, qu'il est possible, souhaitable et nécessaire de l'étendre si l'on ne veut pas se soumettre intégralement à des sociétés comme Microsoft.
[^] # Re: Enfin un journal qui dénonce grave...
Posté par thamieu . En réponse au journal De la nausée. Évalué à 10.
Bien sûr, ce n'est pas moi qui oppose les deux ! Je faisais simplement remarquer que l'externalisation massive de toutes l'activité économique était parfaitement logique dans l'idéologie dominante. Le problème est que nous adhérons nous-même en grande partie à cette idéologie : on a que trop souvent tendance à considérer que le PIB est produit exclusivement par les entreprises capitalistes. D'où l'intérêt de rappeler que les entreprises elles-mêmes vivent en grande partie de la dépense publique, et que le fait que les fonctionnaires soient payés par l'impôt ne change rien au fait qu'ils produisent eux aussi une part du PIB.
Est-ce qu'on parle de la « dépense automobile » pour désigner ce qui sort des usines de Peugeot ou Renault ? Est-ce qu'on parle de « dépense agricole » pour désigner ce qui se retrouve dans nos assiettes ? On parle de production. Hé bien la première condition pour lutter contre les choix aberrants de l'administration, c'est de rappeller qu'il y a actuellement de la production publique et non capitaliste, qu'il est possible, souhaitable et nécessaire de l'étendre si l'on ne veut pas se soumettre intégralement à des sociétés comme Microsoft.