• [^] # Re: Sont-elles forcément harcelées ou mal vues ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Les informaticiennes, de la dominance de classe aux discriminations de sexe le 24/11/2015 à Paris. Évalué à 3.

    je suis polyamoriste

    On dit polyamoureux/polyamoureuse (et polyamorous en anglais).

    Cependant, dans ce que j'observe, le caractère revendicatif de ces identités me semble plutôt donner lieu à un cloisonnement des intérêts et à du nombrilisme ou du commautarisme au lieu de devenir une expérience d'ouverture seine et épanouissante.

    Pour faire un retour d’expérience le monde cisgenre n’est pas forcément gentil avec les personnes transgenres. Marche avec hétéro-/homo-, monogamie/polyamour, etc. Je ne suis ni cisgenre, ni monoromantique/sexuelle, ni monogame alors ça devient vite compliqué d’avoir des espaces où les gens respectent mon identité de genre, mon orientation romantique/sexuelle et mon mode de relations et où je me sens bien.

    Alors communautarisme? Je vois surtout la volonté de se protéger (il y a beaucoup de gens qui ne se sentent pas bien dans les milieux normés que ça soit par rapport à un axe précis — genre, orientation sexuelle, mode de relations, régime alimentaire, etc. — ou en général). Surtout ce que quand on est pas informés on peut dire des trucs ou avoir des attitudes blessantes.

    D’un autre côté, s’affirmer en tant que [tel label], ça permet d’exister un peu, dans un monde où on est invisibilisé, décrédibilisé, stéréotypé à longueur de temps. C’est beaucoup le cas sur les réseaux sociaux et en tout cas Twitter. Sorti de ce cadre je ne vois pas trop de gens qui crient sur tous les toits qui ils sont, même si faire un coming out ça permet au moins déjà de voir si la personne tolère ça.

    Après moi je suis toujours heureuse de discuter de tout ça, malheureusement on se heurte souvent soit à l’indifférence, soit à des sentiments plus négatifs. Et on a pas forcément envie de passer son temps à tout expliquer aux gens qu’on rencontre (j’te raconte pas la galère pour expliquer la transidentité aux gens).

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990