J'ai toujours eu beaucoup de mal avec certaines sciences humaines, qui se drapent de la légitimité de la méthode scientifique sans jamais l'appliquer.
C'est un problème que tu as avec certains scientifiques, pas forcément ces sciences proprement dites. Les sciences qui ne sont pas expérimentales sont plus difficiles à approcher que d'autres corps de connaissances. Pour prendre le cas des sciences de l'éducation, lorsqu'on observe la manière de travailler des enseignants et des pédagogues en général et les résultats qu'ils obtiennent on peut (peut-être) s'apercevoir que sur un point particulier certains réussissent mieux que d'autres, et que cette différence de réussite est trop constante pour l'attribuer au hasard. Il est dès lors légitime de se demander ce que sait celui qui réussit mieux et qu'ignore l'autre. On reconnaît donc qu'il existe une connaissance en en voyant les effets et il nous revient de chercher à reconnaître les caractéristiques de cette connaissance et à l'organiser.
Pour les sciences de l'éducation en particulier, peut-être que tu pourrais vouloir lire les auteurs étrangers, la communauté française a la réputation d'être recroquevillée sur elle même, à deux doigts de sombrer dans l'anthropophagie.
[^] # Re: Sciences de l'éducation ?
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse à la dépêche Les informaticiennes, de la dominance de classe aux discriminations de sexe le 24/11/2015 à Paris. Évalué à 3.
C'est un problème que tu as avec certains scientifiques, pas forcément ces sciences proprement dites. Les sciences qui ne sont pas expérimentales sont plus difficiles à approcher que d'autres corps de connaissances. Pour prendre le cas des sciences de l'éducation, lorsqu'on observe la manière de travailler des enseignants et des pédagogues en général et les résultats qu'ils obtiennent on peut (peut-être) s'apercevoir que sur un point particulier certains réussissent mieux que d'autres, et que cette différence de réussite est trop constante pour l'attribuer au hasard. Il est dès lors légitime de se demander ce que sait celui qui réussit mieux et qu'ignore l'autre. On reconnaît donc qu'il existe une connaissance en en voyant les effets et il nous revient de chercher à reconnaître les caractéristiques de cette connaissance et à l'organiser.
Pour les sciences de l'éducation en particulier, peut-être que tu pourrais vouloir lire les auteurs étrangers, la communauté française a la réputation d'être recroquevillée sur elle même, à deux doigts de sombrer dans l'anthropophagie.