• [^] # Re: Sont-elles forcément harcelées ou mal vues ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Les informaticiennes, de la dominance de classe aux discriminations de sexe le 24/11/2015 à Paris. Évalué à 1.

    Alors je sais pas toi mais perso je trouve que ce sont tous les deux des combats très pertinents, d’ailleurs c’est extrêmement important de prendre en compte que le traitement d’une femme noire sera très différent d’une femme blanche, bourgeoise/prolétaire, etc. C’est le principe d’intersectionnalité inventée par une femme pour désigner à l’époque l’intersection des oppressions de race, de classe et de sexe.

    Dans tous les cas, je ne connais pas bien les milieux de gauche dont tu parles, et de manière générale je ne conçois pas vraiment ça comme un remplacement comme tu sembles le dire (ça n’est pas un mouvement qui a été écrasé par un autre), mais plutôt comme une sorte de coïncidence de l’histoire (des mutations de la société qui ont fait que le classisme a été oublié tandis que le féminisme a pris de l’ampleur).

    En tout cas, je vois d’un assez mauvais œil le fait de parler de luttes comme si elles étaient en compétition, puisque de toute façon je ne pense pas qu’il soit vraiment utile de les combattre séparément mais plutôt de les combattre ensemble (le féminisme «pour-les-blanches» qui pousse les femmes non-blanches à ne pas s’intéresser au féminisme en France, ou certains milieux anarchistes machistes, etc. → tous ceux-là sous couvert de progrès social ne font que pousser les plus opprimés en dehors des luttes et du progrès politique).

    Alors je viens pas faire chier quand on parle d’économie, de capitalisme, d’état, etc. parce qu’en général tout le monde est à peu près d’accord pour dire que l’état devrait éviter de laisser crever les gens dans la misère et que les discussions sont souvent intéressantes et étayées, par contre quand il s’agit d’égalité homme/femme on trouve des commentaires absolument scandaleux. Et puis je connais mieux les problématiques liées au genre qu’à la classe sociale.

    Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990