Benoît a apporté pas mal de bonnes réponses à ta question et je souhaite sincèrement que tu les prennes en considérations. J'en ajouterais une ou deux autres, si tu le permets.
Tout d'abord n'essaie pas de tout reconstruire par ton propre raisonnement, le monde est trop complexe pour cela. Lis, échange, discute, enrichis-toi avant de t'essayer à la critique. On ne peut pas tout programmer en assembleur.
Par exemple, là où tu mets en avant la surmédiatisation des attentats, tu pourrais prendre en compte une loi sociétale bien connue sous le vocable de « mort kilométrique » (ou Loi de proximité selon wikipédia. Il se trouve que plusieurs journaux posent assez bien le problème, par exemple ici ou là.
Et pour évoquer le colonialisme tu pourrais citer le grand poète martiniquais Aimé Césaire. Pour lui ce que l'occident a reproché à Hitler c'est d'avoir fait à des blancs ce que les blancs faisaient d'ordinaire aux africains. Comme tu peux le voir les questions que tu poses ne sont pas neuves (ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas d'actualité).
Ensuite interroge-toi sur ce que serait ton attitude dans d'autres circonstances. L'une des questions que je me pose souvent est de savoir comment je réagirais si j'étais un jeune beur dans le 93, contrôlé 10 fois par jours par les flics, ou inversement si j'étais un ouvrier après 8 heures d'usine et 4 heures de transport en arrivant dans une cité glauque où l'on entend toutes les langues sauf la sienne. Je n'excuse ni les terroristes ni les beaufs, mais je n'arrive pas à être certain de ne devoir qu'à mes propres mérites de n'être, je l'espère, ni l'un ni l'autre.
Personnellement je ne t'ai pas moinsé, quoique la tentation était forte. Du fait sans doute de la sympathie que j'ai pour quelques uns de tes propos, et de l'idée que j'ai de ton age. Au fait quel age as-tu ? Ton style et tes certitudes me font l'effet d'une personne plutôt jeune, voire adolescente. Si je ne me trompe pas tu es à moitié pardonné, même si selon Brassens l'age ne fait rien à l'affaire !
[^] # Re: Pourquoi ce moinssage ?
Posté par Vincent Gay (site web personnel) . En réponse au journal Et si l'on pensai ? Enfin je veux dire et si l'on pensai par soi même, ça donnerai quoi ?. Évalué à 10.
Benoît a apporté pas mal de bonnes réponses à ta question et je souhaite sincèrement que tu les prennes en considérations. J'en ajouterais une ou deux autres, si tu le permets.
Tout d'abord n'essaie pas de tout reconstruire par ton propre raisonnement, le monde est trop complexe pour cela. Lis, échange, discute, enrichis-toi avant de t'essayer à la critique. On ne peut pas tout programmer en assembleur.
Par exemple, là où tu mets en avant la surmédiatisation des attentats, tu pourrais prendre en compte une loi sociétale bien connue sous le vocable de « mort kilométrique » (ou Loi de proximité selon wikipédia. Il se trouve que plusieurs journaux posent assez bien le problème, par exemple ici ou là.
Et pour évoquer le colonialisme tu pourrais citer le grand poète martiniquais Aimé Césaire. Pour lui ce que l'occident a reproché à Hitler c'est d'avoir fait à des blancs ce que les blancs faisaient d'ordinaire aux africains. Comme tu peux le voir les questions que tu poses ne sont pas neuves (ce qui ne veut pas dire qu'elles ne sont pas d'actualité).
Ensuite interroge-toi sur ce que serait ton attitude dans d'autres circonstances. L'une des questions que je me pose souvent est de savoir comment je réagirais si j'étais un jeune beur dans le 93, contrôlé 10 fois par jours par les flics, ou inversement si j'étais un ouvrier après 8 heures d'usine et 4 heures de transport en arrivant dans une cité glauque où l'on entend toutes les langues sauf la sienne. Je n'excuse ni les terroristes ni les beaufs, mais je n'arrive pas à être certain de ne devoir qu'à mes propres mérites de n'être, je l'espère, ni l'un ni l'autre.
Personnellement je ne t'ai pas moinsé, quoique la tentation était forte. Du fait sans doute de la sympathie que j'ai pour quelques uns de tes propos, et de l'idée que j'ai de ton age. Au fait quel age as-tu ? Ton style et tes certitudes me font l'effet d'une personne plutôt jeune, voire adolescente. Si je ne me trompe pas tu es à moitié pardonné, même si selon Brassens l'age ne fait rien à l'affaire !
(un vieux con des neiges d'antan)