• [^] # Re: Et ?

    Posté par . En réponse au journal Et si l'on pensai ? Enfin je veux dire et si l'on pensai par soi même, ça donnerai quoi ?. Évalué à 2.

    En fait, je me demande si ce n'est pas toi qui regarde trop la télévision. J'ai comme l'impression que tu t'es planté pendant 48h devant ta télé depuis vendredi et que tu te dis "woah, mais les gens croient vraiment ça?". Ben non, on y croit pas, et ça fait bien longtemps que je n'ai pas croisé une télé dans l'appartement d'une connaissance. Nous aussi on réfléchit, nous aussi on s'aime, et nous aussi on tente de ne pas subir la désinformation (et c'est bien plus compliqué que tu ne sembles le croire).

    J'ai également pris le temps de lire le journal dans sa totalité, et j'en suis arrivé à une conclusion similaire. Outre la forme qui rend le fond difficilement accessible, celle-ci passée, le fond reste un enchaînement de poncifs éculés et de lieux communs, que l'on peut difficilement qualifier de discours argumenté.
    L'auteur est sans doute encore bien jeune.

    Pour ne pas être trop dur avec lui, ni le décourager — son intention étant de penser par lui-même, quand bien même il lui reste beaucoup de travail pour y arriver —, je lui conseillerai la lecture de ce texte proposé par samydb. Sans oublier ce passage :

    Il est donc difficile à chaque homme pris individuellement de s'arracher à l'état de tutelle devenu pour ainsi dire une nature. Il y a même pris goût et il est pour le moment vraiment dans l'incapacité de se servir de son propre entendement parce que l'on ne l'a jamais laissé s'y essayer. Les préceptes et les formules, ces instruments mécaniques d'un usage raisonnable ou plutôt d'un mauvais usage de ses dons naturels, sont les entraves d'un état de tutelle permanent. Qui les rejetterait ne sauterait par-dessus le plus étroit fossé qu'avec maladresse parce qu'il n'aurait pas l'habitude de se mouvoir aussi librement. Aussi, peu nombreux sont ceux qui ont réussi à se dépêtrer, par le propre travail de leur esprit, de l'état de tutelle et à marcher malgré tout d'un pas assuré.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.