• [^] # Re: Dieu n'existe pas

    Posté par . En réponse au journal Paris sous les balles. Évalué à 5.

    Oui, d'accord, m'enfin ..., mais fonder une morale sur l'athéisme, c'est trivial : Ne pas croire en dieu(x) c'est bien, y croire c'est mal. Paf, j'ai une morale athée. Mais effectivement c'est pas le problème. C'est la volonté de rendre cette morale universelle qui peux en poser, du fait qu'elle s'oppose à la liberté de conscience. Et y a rien dans l'athéisme qui s'oppose à ça, du simple fait que cet athéisme se veux exempt de code moral ou d'un quelconque formalisme autre que sa propre définition : l'athéisme ; c'est ne pas croire en dieu, et pis c'est tout. Perso, je trouve ce genre de paradoxe très drôle, mais passons, tout le monde n'a pas forcément mon sens de l'humour.

    Bon, alors, pour éviter ce genre de conjecture sans issues, on se place sur le plan scientifique. Après tout, les connaissances scientifiques ayant vocation à être universelle par nature, il suffit de dire que l'on peut prouver "scientifiquement" que dieu n'existe pas pour passer en douce le checkpoint anti-morale-universelle en étant déguisé en savant. Certains religieux ne se privent pas d'essayer de prouver le contraire, pourquoi on se priverait ? Bon, effectivement, la science, c'est plutôt assez ouvert. Les types ils passent leur temps avec le nez dans les microscopes ou dans les étoiles, ils font pas toujours gaffe à tout ce qui se passe autour.

    Là, le problème, c'est qu'on passe souvent à coté d'une réalité pas forcément évidente au sujet des connaissances scientifiques. Elles acquièrent ce statut d'universelles au prix de leur réfutabilité. Bref, toute connaissance scientifique peut-être a tout moment remise en cause par une autre découverte, une avancée dans le domaine en question. Elles sont universelles dans l'espace des connaissances humaines à un instant donné, mais guère plus.

    Dans le cas de l'athéisme, ça pose quand même problème. Pour prouver la non existence de dieu de ce point de vue, il faut donc admettre l'existence de dieu comme plausible, même si non prouvée ici et maintenant, en l'état actuel des connaissances. Du pain béni, si j'ose m'exprimer ainsi, pour les plus féroces ennemis de l'athéisme.

    Pour conclure, je dirais que l'athéisme, de mon point de vue, est avant tout qu'un degré de liberté supplémentaire de pensée. Un espace de possibilité qui s'ouvre sur l'acceptation, tel quel, de l'inconnu, de l'inconnaissable. Mais c'est surtout rien d'autre. Surtout pas.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.