• [^] # Re: Pensées ou prières

    Posté par . En réponse au journal Paris sous les balles. Évalué à 2. Dernière modification le 17 novembre 2015 à 18:16.

    C'est beau ! Mais ce serait plus clair en rappelant l'application pratique à notre cas, je pense.

    L'application à ce cas particulier me semblait aller de soi : sans doute mon côté formaliste.

    Il en est de même de l'impératif catégorique kantien qui, pour cette raison, fût souvent jugé, par la postérité, beau mais impraticable pour nous autres, simple êtres humains. Ainsi Charles Péguy qui disait : « Le kantisme a les mains pures, mais il n'a pas de mains. »
    Reproche non fondé, il me semble. Le critère kantien d'universalité ne concerne jamais que la forme, et non le contenu, de la maxime. Par exemple, Péguy dans sa critique ne l'applique qu'au contenu, comme dans le cas du célibataire qui n'a pas d'enfant.

    Malheureusement, un principe formel n'engendrera jamais son contenu; s'il peut bien exclure négativement ce qui le contredit, il ne peut déterminer positivement ce qui lui convient.
    Ainsi la Doctrine de la vertu de Kant contient de nombreux dilemmes moraux qu'il se garde bien de trancher dogmatiquement; dilemmes qui restent des questions sans réponses : c'est à chacun, dans sa vie, dans sa chair, dans son être, qu'il convient par ses actes de leur donner une réponse; comme le montre les dilemmes soulevaient par ferean. Sans doute sommes-nous humains, trop humains.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.