Bah, ce qui me gène un peu, c'est qu'on parle beaucoup de communication, de nuances, de diplomatie, etc., mais on ne parle pas du tout de gouvernance. Un projet comme Debian ne peut pas évoluer du fil de l'eau, il lui faut une gouvernance, une ligne, et les moyens d'appliquer les décisions. Le problème des décisions consensuelles est qu'elles finissent toujours par une hyper-complexification du système, et à l'hétérogénéité. Je ne dis pas du tout que la situation dont on parle correspond à ça, puisque je n'ai pas compris du tout ce qu'il en était ni quelle était l'origine du problème, mais je ne pense pas qu'on puisse toujours prendre parti pour les tenants du consensus.
L'autre problème, évidemment, c'est l'ambiance des discussions entre développeurs libres. Il n'y a qu'à voir l'ambiance sur les mailing list du kernel, c'est vraiment élitiste et geek au possible : les vannes sont méchantes, les critiques perçantes, ça sent la testostérone et les frictions par clavier interposé. Un peu comme un vestiaire de rugbymans, ils jouent tous dans la même équipe, il existe une forme de solidarité très forte dans la communauté, mais ça fritte en permanence. On pourrait penser qu'un mec tout gentil n'a rien à faire dans un vestiaire de rugby, et qu'un dev gentil subirait les mêmes brimades dans un monde où ça fritte en permanence. On peut le regretter, hein, mais d'après le peu que je connaisse du projet Debian, ça n'est pas un monde de tendres, et finanlement, c'est aussi une sorte de "tradition" culturelle.
[^] # Re: Le monde est rempli de sociopathes/psychopathes
Posté par arnaudus . En réponse au journal Debian live: fin brutale. Évalué à 4.
Bah, ce qui me gène un peu, c'est qu'on parle beaucoup de communication, de nuances, de diplomatie, etc., mais on ne parle pas du tout de gouvernance. Un projet comme Debian ne peut pas évoluer du fil de l'eau, il lui faut une gouvernance, une ligne, et les moyens d'appliquer les décisions. Le problème des décisions consensuelles est qu'elles finissent toujours par une hyper-complexification du système, et à l'hétérogénéité. Je ne dis pas du tout que la situation dont on parle correspond à ça, puisque je n'ai pas compris du tout ce qu'il en était ni quelle était l'origine du problème, mais je ne pense pas qu'on puisse toujours prendre parti pour les tenants du consensus.
L'autre problème, évidemment, c'est l'ambiance des discussions entre développeurs libres. Il n'y a qu'à voir l'ambiance sur les mailing list du kernel, c'est vraiment élitiste et geek au possible : les vannes sont méchantes, les critiques perçantes, ça sent la testostérone et les frictions par clavier interposé. Un peu comme un vestiaire de rugbymans, ils jouent tous dans la même équipe, il existe une forme de solidarité très forte dans la communauté, mais ça fritte en permanence. On pourrait penser qu'un mec tout gentil n'a rien à faire dans un vestiaire de rugby, et qu'un dev gentil subirait les mêmes brimades dans un monde où ça fritte en permanence. On peut le regretter, hein, mais d'après le peu que je connaisse du projet Debian, ça n'est pas un monde de tendres, et finanlement, c'est aussi une sorte de "tradition" culturelle.