Le problème c'est qu'en France on aime les puissants donc la majorité
Je ne comprends rien à ce que cela peut vouloir signifier cette phrase.
Donc amusons-nous à décortiquer ce discours: Il y a 3 propositions
1) "En France, on aime les puissants"
2) "La majorité est compatissante des puissants"
3) "Cette compatissance est un problème"
J'ai déjà plusieurs soucis de compréhension avec la proposition 1.
Déjà, la généralisation n'est pas démontrée ni évidente. J'aimerais savoir sur quoi tu te bases pour dire que "on" aime les riches (c'est qui "on" d'ailleurs ? les prolétaires, les cadres moyens, les chômeurs, les caissières ?). Ensuite, je n'ai pas ressentis beaucoup d'amour pour les riches dans la population. De l'envie, éventuellement, du mépris certainement, de la haine aussi mais de l'amour point trop. Enfin, je ne vois pas en quoi ce sentiment serait spécifique à la France.
Donc, pour la suite du propos, je vais me permettre de croire que tu voulais dire "Qu'une partie non négligeable de la population française est envieuse des riches".
La proposition 2 découle donc de ton "constat" que l'envie des gens normaux génère de la compatissance (être touché des maux d'autrui). Ainsi donc, le peuple aurait de l'indulgence et serait conciliant avec les riches qui ont des gros problèmes d'impôts.
La raison ? Il y aurait une projection du manant qui s'imagine un jour en Ferrari en train de pester contre Bercy pour trop pleins d'impôts. Et comment se manifesterait cette miséricorde vision ? En laissant les riches payer moins d'impôts. Peuple complice donc. Tout cela me paraît peu crédible, j'y reviendrais.
Dans ce contexte , on comprend ta proposition 3, et le propos démagogique qu'il y a derrière ton commentaire : On a peuple débonnaire, envieux des hypers riches et complice des inégalités, et c'est un problème.
Je vais maintenant essayer de te démontrer que tu pars de postulats faux : On peut remarquer qu'un manant s'imaginant riche est une belle preuve d'optimisme, mais je ne crois pas me tromper en disant que l'optimisme n'est pas une caractéristique dominante en ce moment, surtout en France.
Je ne pense pas me tromper non plus en considérant qu'une caissière n'a pas beaucoup d'espoir de devenir riche, et que sa préoccupation première est de terminer le mieux possible le mois, plus qu'aider ces idoles les puissants.
On voit bien que les postulats impliquant complicité du peuple face à une classe dominante ne sont pas établies et crédibles, et fait donc écrouler ton raisonnement.
Persiste une réalité cependant, il existe des puissants et les autres. Peut-il en être autrement ?
Il est urgent de sortir du discours de l'ère du populisme, et de l'hypothétique lutte des classes. Ce sont des concepts dépassés. Il faut penser en termes de mécanique de répartition, et d'ajustement entre la "création de richesse", et de rapports de force politique, et surtout voir l'équation au niveau mondial.
Perso que Zenitram ne soit pas content de sa feuille d'impôt m'en touche une sans toucher l'autre. Il est plus taxé parce qu'il fait partie d'une classe qui constitue une cible de choix pour les impôts, celle du célibataire qui gagne de bons revenus par son travail mais qui n'a rien à gagner en partant ailleurs. Va-t-il se délocaliser pour trop pleins fiscal ? Lui peut-être, mais beaucoup de sa classe ne le feront pas, donc on taxe.
On voit bien que la mondialisation financières fait qu'aujourd'hui, il est possible à certains de choisir où et combien ils veulent payer d'impôts. Que dans un pays, ces rapports de force dépassent la simple mobilisation d'une classe sociale contre une autre. Il est là, le dilemme de la caissière.
[^] # Re: Les impôts, c'est pour les pauvres
Posté par ckiller . En réponse au journal [HS] L'impôt sur le revenu français, pas si progressif, voire régressif. Évalué à -3.
Je ne comprends rien à ce que cela peut vouloir signifier cette phrase.
Donc amusons-nous à décortiquer ce discours: Il y a 3 propositions
1) "En France, on aime les puissants"
2) "La majorité est compatissante des puissants"
3) "Cette compatissance est un problème"
J'ai déjà plusieurs soucis de compréhension avec la proposition 1.
Déjà, la généralisation n'est pas démontrée ni évidente. J'aimerais savoir sur quoi tu te bases pour dire que "on" aime les riches (c'est qui "on" d'ailleurs ? les prolétaires, les cadres moyens, les chômeurs, les caissières ?). Ensuite, je n'ai pas ressentis beaucoup d'amour pour les riches dans la population. De l'envie, éventuellement, du mépris certainement, de la haine aussi mais de l'amour point trop. Enfin, je ne vois pas en quoi ce sentiment serait spécifique à la France.
Donc, pour la suite du propos, je vais me permettre de croire que tu voulais dire "Qu'une partie non négligeable de la population française est envieuse des riches".
La proposition 2 découle donc de ton "constat" que l'envie des gens normaux génère de la compatissance (être touché des maux d'autrui). Ainsi donc, le peuple aurait de l'indulgence et serait conciliant avec les riches qui ont des gros problèmes d'impôts.
La raison ? Il y aurait une projection du manant qui s'imagine un jour en Ferrari en train de pester contre Bercy pour trop pleins d'impôts. Et comment se manifesterait cette miséricorde vision ? En laissant les riches payer moins d'impôts. Peuple complice donc. Tout cela me paraît peu crédible, j'y reviendrais.
Dans ce contexte , on comprend ta proposition 3, et le propos démagogique qu'il y a derrière ton commentaire : On a peuple débonnaire, envieux des hypers riches et complice des inégalités, et c'est un problème.
Je vais maintenant essayer de te démontrer que tu pars de postulats faux : On peut remarquer qu'un manant s'imaginant riche est une belle preuve d'optimisme, mais je ne crois pas me tromper en disant que l'optimisme n'est pas une caractéristique dominante en ce moment, surtout en France.
Je ne pense pas me tromper non plus en considérant qu'une caissière n'a pas beaucoup d'espoir de devenir riche, et que sa préoccupation première est de terminer le mieux possible le mois, plus qu'aider ces idoles les puissants.
On voit bien que les postulats impliquant complicité du peuple face à une classe dominante ne sont pas établies et crédibles, et fait donc écrouler ton raisonnement.
Persiste une réalité cependant, il existe des puissants et les autres. Peut-il en être autrement ?
Il est urgent de sortir du discours de l'ère du populisme, et de l'hypothétique lutte des classes. Ce sont des concepts dépassés. Il faut penser en termes de mécanique de répartition, et d'ajustement entre la "création de richesse", et de rapports de force politique, et surtout voir l'équation au niveau mondial.
Perso que Zenitram ne soit pas content de sa feuille d'impôt m'en touche une sans toucher l'autre. Il est plus taxé parce qu'il fait partie d'une classe qui constitue une cible de choix pour les impôts, celle du célibataire qui gagne de bons revenus par son travail mais qui n'a rien à gagner en partant ailleurs. Va-t-il se délocaliser pour trop pleins fiscal ? Lui peut-être, mais beaucoup de sa classe ne le feront pas, donc on taxe.
On voit bien que la mondialisation financières fait qu'aujourd'hui, il est possible à certains de choisir où et combien ils veulent payer d'impôts. Que dans un pays, ces rapports de force dépassent la simple mobilisation d'une classe sociale contre une autre. Il est là, le dilemme de la caissière.