Non, le concept de race pour l'Homme n'existe pas car tu peux avoir une plus grande différence génétique entre deux européens "typiques" qu'entre un européen et un asiatique par exemple.
Cela fait plusieurs fois que je te vois affirmer cela, probablement parce que l'on entend régulièrement en France que le consensus scientifique a définitivement rejeté la notion de « race humaine », mais c'est très loin d'être le cas dans le monde anglo-saxon où les débats font toujours rage à ce sujet.
En tout cas, c'est ce que j'ai découvert armé de mon (ancien désormais) bagage en biologie (un bac D et de la curiosité, rien de plus), et en fouillant un peu à ce sujet après t'avoir lu dernièrement.
Et de ce que j'ai constaté, c'est que la validité de la notion de race est encore défendue par de nombreux scientifiques de renom, dont Richard Dawkins, et ce de manière très claire ici, où en gros, il dit que s'il est vrai qu'il y a davantage de différences entre individus à l'intérieur d'un même groupe que de différences entre groupes, cela cela ne veut pas dire pour autant que les différences entre groupes n'existent pas, ou que les groupes n'existent pas.
De la même manière, on sait qu'il y a davantage de différences individuelles au sein du groupe des femmes, ou au sein du groupe des hommes, qu'il n'y a de différences entre les deux groupes (1 chromosome sur 46, le chromosome [X|Y], dont le Y qui est transmis de père en fils et dont le matériel génétique qu'il contient ne passe jamais par les individus de sexe féminin, d'où « l'hérédité liée au sexe », notamment). La doxa en est-elle déjà à nier que les « femmes » et les « hommes » existent bien ?
Bref, s'il y a davantage de variantes génétiques entre individus que de variantes génétiques liées au sexe, cela ne veut certainement pas dire que ces dernières sont sans importance.
Et si j'ai bien compris tout ce que j'ai pu lire à ce sujet (je ne suis pas à l'abri d'une erreur), du point de vue du groupe, il est effectivement possible qu'une femme blanche et un homme blanc soient génétiquement plus proches qu'un homme blanc et un homme noir. De même qu'il est théoriquement possible qu'un homme blanc et un homme noir soient génétiquement plus proches que deux hommes noirs, mais à condition que les deux premiers présentent très peu de différences au niveau des variations interindividuelles, et que les seconds en présentent beaucoup.
De ce que j'ai retenu, c'est que la majeure partie du génome (99.x%) est commune à tous les êtres humains, que certains gènes ont plusieurs variantes — les allèles —, qui influencent le même caractère d'une manière différente au point de vue des individus (cf. Richard Dawkins).
De même, les « groupes biologiques humains » (les « races »), présentent quant à eux des variations en termes de fréquences alléliques cette fois (présence de certains allèles dans 80% d'une population humaine, mais absent dans 90% d'une autre, par exemple, j'ai lu à ce sujet des choses concernant l'allèle kl-vs du gène Klotho ou l'allèle EDARV370A, entre autres), et ainsi, chacun des groupes humains qui ont évolué dans des environnements différents ont développé des caractéristiques génétiques propres.
Il en ressort que les caractéristiques communes aux membres de l'espèce humaine sont plus importantes que les variantes interindividuelles, qui sont elles-mêmes plus importantes que les variantes entre groupes humains (qui ne sont pas les mêmes que les précédentes). C'est d'ailleurs ce qui rend totalement invalide la notion de « race homogène » (mais pas celle de « race »), chaque individu doit être considéré comme tel, et non comme le représentant d'un groupe. Et si les différences individuelles sont plus importantes que les différences entre groupes, ces dernières existent bel et bien (et donc, les différences « raciales » existent bel et bien).
Et puis je suis quand même dérangé par ton argument, car il s'avère que pour les chiens aussi (par exemple), la variation génétique entre individus au sein d'un même groupe est plus importante que les différences génétiques entre deux groupes différents. D'après une étude publiée en 2004, les différences génétiques entre races de chien représentent un peu plus de 27 % du total de la variation génétique. Une autre étude de 2010 précise que la variation au sein d'une même race, entre individus, serait de 65 %, tandis que la variation au sein de groups de races, autrement dit la variation entre les différentes races, serait de 31 %. Bref, encore plus de différences que pour les humains, et pourtant cela n'empêche nullement de parler de « races ».
Après j'ai peut-être mal compris ce que j'ai lu ou me suis fourvoyé quelque part, mais j'ai de plus en plus et sincèrement l'impression qu'en France le débat scientifique à ce sujet à fait place à une idéologie, probablement en raison d'un contexte historique pas si éloigné. N'étant pas scientifique dans le domaine, je n'ai pas vraiment d'avis, mais je m'interroge tout de même.
[^] # Re: Pas forcement ce que l'on pourrait croire...
Posté par Foutaises . En réponse au journal Phylogénie, licence propriétaire et immigration. Évalué à 9. Dernière modification le 02 octobre 2015 à 17:01.
Cela fait plusieurs fois que je te vois affirmer cela, probablement parce que l'on entend régulièrement en France que le consensus scientifique a définitivement rejeté la notion de « race humaine », mais c'est très loin d'être le cas dans le monde anglo-saxon où les débats font toujours rage à ce sujet.
En tout cas, c'est ce que j'ai découvert armé de mon (ancien désormais) bagage en biologie (un bac D et de la curiosité, rien de plus), et en fouillant un peu à ce sujet après t'avoir lu dernièrement.
Et de ce que j'ai constaté, c'est que la validité de la notion de race est encore défendue par de nombreux scientifiques de renom, dont Richard Dawkins, et ce de manière très claire ici, où en gros, il dit que s'il est vrai qu'il y a davantage de différences entre individus à l'intérieur d'un même groupe que de différences entre groupes, cela cela ne veut pas dire pour autant que les différences entre groupes n'existent pas, ou que les groupes n'existent pas.
De la même manière, on sait qu'il y a davantage de différences individuelles au sein du groupe des femmes, ou au sein du groupe des hommes, qu'il n'y a de différences entre les deux groupes (1 chromosome sur 46, le chromosome [X|Y], dont le Y qui est transmis de père en fils et dont le matériel génétique qu'il contient ne passe jamais par les individus de sexe féminin, d'où « l'hérédité liée au sexe », notamment). La doxa en est-elle déjà à nier que les « femmes » et les « hommes » existent bien ?
Bref, s'il y a davantage de variantes génétiques entre individus que de variantes génétiques liées au sexe, cela ne veut certainement pas dire que ces dernières sont sans importance.
Et si j'ai bien compris tout ce que j'ai pu lire à ce sujet (je ne suis pas à l'abri d'une erreur), du point de vue du groupe, il est effectivement possible qu'une femme blanche et un homme blanc soient génétiquement plus proches qu'un homme blanc et un homme noir. De même qu'il est théoriquement possible qu'un homme blanc et un homme noir soient génétiquement plus proches que deux hommes noirs, mais à condition que les deux premiers présentent très peu de différences au niveau des variations interindividuelles, et que les seconds en présentent beaucoup.
De ce que j'ai retenu, c'est que la majeure partie du génome (99.x%) est commune à tous les êtres humains, que certains gènes ont plusieurs variantes — les allèles —, qui influencent le même caractère d'une manière différente au point de vue des individus (cf. Richard Dawkins).
De même, les « groupes biologiques humains » (les « races »), présentent quant à eux des variations en termes de fréquences alléliques cette fois (présence de certains allèles dans 80% d'une population humaine, mais absent dans 90% d'une autre, par exemple, j'ai lu à ce sujet des choses concernant l'allèle kl-vs du gène Klotho ou l'allèle EDARV370A, entre autres), et ainsi, chacun des groupes humains qui ont évolué dans des environnements différents ont développé des caractéristiques génétiques propres.
Il en ressort que les caractéristiques communes aux membres de l'espèce humaine sont plus importantes que les variantes interindividuelles, qui sont elles-mêmes plus importantes que les variantes entre groupes humains (qui ne sont pas les mêmes que les précédentes). C'est d'ailleurs ce qui rend totalement invalide la notion de « race homogène » (mais pas celle de « race »), chaque individu doit être considéré comme tel, et non comme le représentant d'un groupe. Et si les différences individuelles sont plus importantes que les différences entre groupes, ces dernières existent bel et bien (et donc, les différences « raciales » existent bel et bien).
Et puis je suis quand même dérangé par ton argument, car il s'avère que pour les chiens aussi (par exemple), la variation génétique entre individus au sein d'un même groupe est plus importante que les différences génétiques entre deux groupes différents. D'après une étude publiée en 2004, les différences génétiques entre races de chien représentent un peu plus de 27 % du total de la variation génétique. Une autre étude de 2010 précise que la variation au sein d'une même race, entre individus, serait de 65 %, tandis que la variation au sein de groups de races, autrement dit la variation entre les différentes races, serait de 31 %. Bref, encore plus de différences que pour les humains, et pourtant cela n'empêche nullement de parler de « races ».
Après j'ai peut-être mal compris ce que j'ai lu ou me suis fourvoyé quelque part, mais j'ai de plus en plus et sincèrement l'impression qu'en France le débat scientifique à ce sujet à fait place à une idéologie, probablement en raison d'un contexte historique pas si éloigné. N'étant pas scientifique dans le domaine, je n'ai pas vraiment d'avis, mais je m'interroge tout de même.