• # Réalisme

    Posté par . En réponse au journal Cinéma : Blackhat (aka Hacker). Évalué à 7.

    Chez Michael Mann, le réalisme technique est quasiment une obsession. Dans le Solitaire, il avait embauché un vrai braqueur comme conseillé technique. Dans cette scène, James Caan perce vraiment un coffre.

    Mais bon, à part ça, la mécanique du film ne fonctionne pas aussi bien que dans ces films précédents. J'ai trouvé la scène de fin, par exemple, incompréhensible.

    Et effectivement, si le réalisme paye au cinéma quand il s'agit de perçer un coffre avec des lances thermiques, ou de braquer un fourgon de transport de fond avec des fusils d'assaut, la mise en scène d'un virus type stuxnet (je pense qu'il s'est clairement inspiré de ça) est moins évidente et surtout, visuellement, ça ne parle à personne, sauf effectivement quelques passionnés d'informatique.

    Bref, ce n'est peut-être pas un mauvais film si on le compare aux blockbusters habituels surtout à ceux qui tente de parler de cyber-criminalité, mais si on le comparé à ses autres films, c'est une autre histoire ...

    Sinon, quand j'ai vu le film, je venais de finir le roman REAMDE(*) de Neil Stephenson, et je me suis dis que ça aurait été autre chose si il avait adapté ce livre.

    (*) Traduit chez nous en 2 volumes sous le titre 'Les Deux Mondes'. C'est long surtout vers la fin, mais comme toujours avec Neal Stephenson, il y a de bon moments et des personnages vraiment hauts en couleur.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.