« Le Bt utilise des failles législatives, mais elles risquent d'être comblées rapidement. » Ça, c'est la légende de « l'Internet, zone de non-droit ». C'est une énormité juridique puisque, dans un état de droit, il n'y a jamais de vide juridique : tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Le Bitcoin est donc autorisé. Évidemment, comme il dérange pas mal l'État, les politiciens classiques férus de contrôle et les banques, il sera peut-être interdit un jour mais ce n'est pas le cas actuellement. (Même la Banque de France, dans son communiqué de FUD sur Bitcoin, n'a pas osé dire qu'il était illégal.)
Quand à la fascination qu'il suscite (et Ethereum, sujet de ce journal, est encore plus intéressant), j'y vois deux raisons :
Une raison technique. Bitcoin résoud de manière élégante un problème que beaucoup de gens considéraient insoluble (le consensus réparti). Tous les passionnés d'informatique sont donc intéressés par le Bitcoin.
Une raison plus politique. Si on pense que les politiciens professionnels sont honnêtes, sincères, et agissent pour le bien commun, si on pense que les banques sont des organismes charitables qui agissent toujours pour le bien de l'humanité, alors, effectivement, on n'a pas de raison de s'intéresser aux alternatives. Mais si on est sceptique sur ces deux points, alors on regarde les technologies qui permettraient de mettre en œuvre d'autres politiques et, là, un mécanisme de monnaie pair-à-pair (Bitcoin), ou a fortiori un mécanisme général de consensus réparti (Ethereum) sont certainement des outils intéressants.
[^] # Re: "Il faut payer"?
Posté par Stéphane Bortzmeyer (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Ethereum, désormais officiellement lancé. Évalué à 4.
« Le Bt utilise des failles législatives, mais elles risquent d'être comblées rapidement. » Ça, c'est la légende de « l'Internet, zone de non-droit ». C'est une énormité juridique puisque, dans un état de droit, il n'y a jamais de vide juridique : tout ce qui n'est pas interdit est autorisé. Le Bitcoin est donc autorisé. Évidemment, comme il dérange pas mal l'État, les politiciens classiques férus de contrôle et les banques, il sera peut-être interdit un jour mais ce n'est pas le cas actuellement. (Même la Banque de France, dans son communiqué de FUD sur Bitcoin, n'a pas osé dire qu'il était illégal.)
Quand à la fascination qu'il suscite (et Ethereum, sujet de ce journal, est encore plus intéressant), j'y vois deux raisons :