Mouais, c'est pas forcément aussi simple. D'une certaine façon, le concept de datagramme existe dans un réseau à circuit virtuel. Par exemple, le paquet d'appel qui sert à l'établissement du circuit dans X25. (cf http://fx.pottier.free.fr/rezo/X.25.htm ) Par contre, Louis Pouzin et son équipe ont mis au point un réseau qui utilisait uniquement des datagrammes sans circuit virtuel. Un "proof of concept" pleinement fonctionnel, ce qui vraisemblablement a bien aidé les types d'Arpanet pour la spécification de TCP/IP.
Arpanet, utilisait à l'origine (avant TCP/IP) des circuits virtuels avec des datagrammes. On retrouve ce concept dans la RFC 33. De ce que j'en ai compris, dans ce protocole (NCP), les messages contiennent un logical link id qui identifie un chemin dans le réseau. Le message est un peu l'ancêtre du segment TCP. Il est transmis par la machine à un IMP (qui est l'ancêtre du routeur) et qui utilise un réseau à commutation de paquet pour transmettre le message a un autre IMP qui le délivre à la machine destination. Du coup, de mon point de vue, même si on peut pas vraiment dire qu'il a inventé le concept de datagramme, lui et son équipe ont bien été les premiers a démontré qu'on pouvait construire un réseau complètement stateless avec. C'est déjà pas mal !
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: « French bashing »
Posté par Big Pete . En réponse au journal Interview de Louis Pouzin sur l'informatique des années 60. Évalué à 3.
Mouais, c'est pas forcément aussi simple. D'une certaine façon, le concept de datagramme existe dans un réseau à circuit virtuel. Par exemple, le paquet d'appel qui sert à l'établissement du circuit dans X25. (cf http://fx.pottier.free.fr/rezo/X.25.htm ) Par contre, Louis Pouzin et son équipe ont mis au point un réseau qui utilisait uniquement des datagrammes sans circuit virtuel. Un "proof of concept" pleinement fonctionnel, ce qui vraisemblablement a bien aidé les types d'Arpanet pour la spécification de TCP/IP.
Arpanet, utilisait à l'origine (avant TCP/IP) des circuits virtuels avec des datagrammes. On retrouve ce concept dans la RFC 33. De ce que j'en ai compris, dans ce protocole (NCP), les messages contiennent un logical link id qui identifie un chemin dans le réseau. Le message est un peu l'ancêtre du segment TCP. Il est transmis par la machine à un IMP (qui est l'ancêtre du routeur) et qui utilise un réseau à commutation de paquet pour transmettre le message a un autre IMP qui le délivre à la machine destination. Du coup, de mon point de vue, même si on peut pas vraiment dire qu'il a inventé le concept de datagramme, lui et son équipe ont bien été les premiers a démontré qu'on pouvait construire un réseau complètement stateless avec. C'est déjà pas mal !
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.