Pour rappel, les ’ricains se sont endettés pour leur logement, alimentant une bulle immobilière. Quant aux titres de dettes on les a camouflés sous un tas d’actifs financiers qui feront aussi une bulle de leur côté.
La finance "découvre" le pot-au-rose. Il a fallu que les propriétaires remboursent. Seulement l’immobilier s’effondre à son tour du fait des ventes, empêchant le remboursement. (L’Espagne a joué dans le même genre... j’ai souvenir d’un reportage fr2 en ~2004 où on présentait l’Espagne comme une grande réussite, alors qu’il décrivait une bulle spéculative, déjà à l’époque c’était gros...)
À cause de ça, ceux qui ont prêté (eg. ceux qui ont cru aux âneries pour demeurés du style "l’argent qui travaille") ont beaucoup perdu de billes. Note qu’à l’époque, c’était plutôt du genre "normal qu’il y ait des intérêts puisque l’emprunteur prend un risque". Curieusement maintenant que le risque est consommé, le discours a changé...
C’est ainsi qu’une crise du capitalisme conduit à une concentration des richesses : les très très riches s’enrichissent. Pour eux la vie est belle. En fait ce ne sont pas eux qui posent un réel problème politique.
Les moyennement riches, à commencer par les retraités par capitalisation allemands, eux s’appauvrissent. Ces "petits-bourgeois" se rattrapent alors sur les plus pauvres d’où la folie furieuse des Allemands en ce moment à propos de la Grèce, mais en France on n’est pas en reste. Or il s’agit toujours et encore de dette : les Français & Allemands n’avait pas placé que sur le marché américain, mais aussi dans les dettes d’État (les banques ont même obligation, justement parce que les dettes souveraines sont plus fiables, pour compenser les titres plus risqués). C’est eux qui font peser un risque politique majeur. On les retrouve dans la critique petite-bourgeoise du capitalisme, style le reportage d’Arte qui a eu un peu de succès sur Goldman Sachs (assez équivoque comme choix...) ou la dénonciation de l’enrichissement des 1 %, des inégalités, ou contre la vilaine finance ou les méchantes banques, et autres âneries du genre.
Dans un premier temps, les créanciers privés (dont des particuliers ayant un petit pactole, via leur banque) assurent leurs arrières (ou leur banque les assurent pour eux). Leurs propres États rachètent leurs titres, c’est ainsi que les créances des peuples du Sud passent des banques françaises et allemandes privées aux institutions européennes (BCE, États, etc.) ou internationales (FMI), avec des moyens autrement plus dissuasifs pour faire "respecter leurs engagements" aux pays du Sud (selon le terme novlangue consacré).
Note qu’on se fout que ce soit un privé qui ait contracté la dette (Espagne) ou un État (Grèce). Les mécanismes sont les mêmes, et la dette peut très bien être transférée de l’un à l’autre.
Ensuite les gouvernements entrent en jeu. Et imposent par la force. Impérialisme via le mécanisme de la dette. Un grand classique déjà mentionné par Lénine, en 1914 si mes souvenirs sont bons. Les pays endettés passent sous le contrôle des pays créanciers avec installation d’une administration à demeure, ce qu’on nomme le colonialisme qui vient après l’impérialisme. En ce moment circule des liens concernant les gains de l’Allemagne obtenus grâce à sa politique vis-à-vis de la Grèce. Et ceux qui s’y intéressent auront pu avoir connaissances de quelques faits élémentaires concernant l’administration et le pillage organisé (ce sont les allemands qui rachètent les bien privatisés, et Hollande a appelé les Français à faire de même).
le rasoir d'Hanlon est toujours l'explication la plus parcimonieuse
Une ânerie. Un scientifique, lorsqu’il ne sait pas départager, cherche une expérience/observation/manipulation qui permette de le faire. Sinon il dit qu’il ne sait pas. Mais jamais il sélectionne au pif-ô-métrique.
[^] # Re: à qui profite le crime ?
Posté par NicolasG . En réponse au journal Et si l'afflux de réfugiés n'était qu'un moyen pour destabiliser l'Europe ?. Évalué à -1.
Les subprimes sont une crise de la dette.
Pour rappel, les ’ricains se sont endettés pour leur logement, alimentant une bulle immobilière. Quant aux titres de dettes on les a camouflés sous un tas d’actifs financiers qui feront aussi une bulle de leur côté.
La finance "découvre" le pot-au-rose. Il a fallu que les propriétaires remboursent. Seulement l’immobilier s’effondre à son tour du fait des ventes, empêchant le remboursement. (L’Espagne a joué dans le même genre... j’ai souvenir d’un reportage fr2 en ~2004 où on présentait l’Espagne comme une grande réussite, alors qu’il décrivait une bulle spéculative, déjà à l’époque c’était gros...)
À cause de ça, ceux qui ont prêté (eg. ceux qui ont cru aux âneries pour demeurés du style "l’argent qui travaille") ont beaucoup perdu de billes. Note qu’à l’époque, c’était plutôt du genre "normal qu’il y ait des intérêts puisque l’emprunteur prend un risque". Curieusement maintenant que le risque est consommé, le discours a changé...
C’est ainsi qu’une crise du capitalisme conduit à une concentration des richesses : les très très riches s’enrichissent. Pour eux la vie est belle. En fait ce ne sont pas eux qui posent un réel problème politique.
Les moyennement riches, à commencer par les retraités par capitalisation allemands, eux s’appauvrissent. Ces "petits-bourgeois" se rattrapent alors sur les plus pauvres d’où la folie furieuse des Allemands en ce moment à propos de la Grèce, mais en France on n’est pas en reste. Or il s’agit toujours et encore de dette : les Français & Allemands n’avait pas placé que sur le marché américain, mais aussi dans les dettes d’État (les banques ont même obligation, justement parce que les dettes souveraines sont plus fiables, pour compenser les titres plus risqués). C’est eux qui font peser un risque politique majeur. On les retrouve dans la critique petite-bourgeoise du capitalisme, style le reportage d’Arte qui a eu un peu de succès sur Goldman Sachs (assez équivoque comme choix...) ou la dénonciation de l’enrichissement des 1 %, des inégalités, ou contre la vilaine finance ou les méchantes banques, et autres âneries du genre.
Dans un premier temps, les créanciers privés (dont des particuliers ayant un petit pactole, via leur banque) assurent leurs arrières (ou leur banque les assurent pour eux). Leurs propres États rachètent leurs titres, c’est ainsi que les créances des peuples du Sud passent des banques françaises et allemandes privées aux institutions européennes (BCE, États, etc.) ou internationales (FMI), avec des moyens autrement plus dissuasifs pour faire "respecter leurs engagements" aux pays du Sud (selon le terme novlangue consacré).
Note qu’on se fout que ce soit un privé qui ait contracté la dette (Espagne) ou un État (Grèce). Les mécanismes sont les mêmes, et la dette peut très bien être transférée de l’un à l’autre.
Ensuite les gouvernements entrent en jeu. Et imposent par la force. Impérialisme via le mécanisme de la dette. Un grand classique déjà mentionné par Lénine, en 1914 si mes souvenirs sont bons. Les pays endettés passent sous le contrôle des pays créanciers avec installation d’une administration à demeure, ce qu’on nomme le colonialisme qui vient après l’impérialisme. En ce moment circule des liens concernant les gains de l’Allemagne obtenus grâce à sa politique vis-à-vis de la Grèce. Et ceux qui s’y intéressent auront pu avoir connaissances de quelques faits élémentaires concernant l’administration et le pillage organisé (ce sont les allemands qui rachètent les bien privatisés, et Hollande a appelé les Français à faire de même).
Une ânerie. Un scientifique, lorsqu’il ne sait pas départager, cherche une expérience/observation/manipulation qui permette de le faire. Sinon il dit qu’il ne sait pas. Mais jamais il sélectionne au pif-ô-métrique.