Pour WebM, je te défie ne me fournir une seule fonctionnalité que H.264 n'a pas.
Ce n’est pas la question.
Si Shotwell peut coder ma vidéo de vacance en WebM sur mon ordinateur dès l’installation sans avoir à installer manuellement un dépôt parce que le statut du codec est douteux dans certaine législations quelque part sur la planète, alors WebM est meilleur qu’H264 pour mon usage, quelque soient les fonctionnalités.
En fait Theora était déjà meilleur qu’H264 sur ce plan là, aussi mauvais qu’il soit face à H264, n’importe quel gugus sous Linux pouvait exporter son projet vidéo dans un format lisible par VLC (= tout le monde, même mamie Janette sous Windows XP) sans avoir à ajouter de dépôt tiers.
De même, quelque soit l’excellence ou la nullité technique de WebM (j’en sais rien), le projet Wikipédia sait qu’il peut héberger des vidéos en WebM sans craindre de problème juridique ni craindre de ne pas être lu (quand bien même cet état de fait ressemble à une relation mafieuse avec Google dans le rôle du parrain qui garantit la protection).
Sur le terrain « Wikipédia a besoin d’un format pas trop contraignant », WebM écrase h264, peu importe le fait qu’h264 sache faire des pirouettes sur trois doigts.
La performance brute d’un logiciel n’est pas le seul critère d’évaluation (ni son prix). Dans un autre ordre d’idée, certains ne comprennent pas pourquoi j’utilise Darktable (qui est pourtant un excellent logiciel), parce qu’il existerait des logiciels commerciaux probablement un peu plus en avance sur certains aspects. Le fait qu’un logiciel soit plus en avance que celui que j’utilise ne peut pas me contraindre à l’utiliser si ses conditions d’utilisation ne me paraissent pas acceptables. À mes yeux un logiciel non-libre est rarement acceptable lorsqu’il me sert à travailler des œuvres artistiques : je ne veux pas rendre mon savoir-faire prisonnier d’un logiciel propriétaire que je ne pourrais pas hacker légalement en cas d’abandon. Avec ce critère de choix bien précis, ces beaux et séduisants logiciels propriétaires sont simplement absent de la liste des logiciels disponibles : ils ne peuvent pas me manquer. Ils ne répondent pas à l’appel d’offre.
H264 ou H265 auraient beau savoir faire des pirouettes sur trois doigt, ils ne répondent pas à certains appels d’offre.
Comme l’explique très bien Hervé Couvelard plus haut, de nouveaux marchés peuvent apparaître ou sont en train d’apparaître où H264/H265 s’excluront d’eux-même pour des raisons non-techniques.
Pour donner un exemple, s’il existait des encodeurs Theora hardware royality-free et peu cher à poser sur un Raspberry-Pi par le bidouilleur du dimanche, et bien Theora exploserait h265 sur ce marché. Incroyable non ?
Thor ou Daala ou un demi-dieu adultérin pourrait bien réussir ses 12 travaux là où un favoris plus noble échouerait.
L’excellence technique ne garantit pas la popularité, une plus grande accessibilité peut lui être préférée.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: VP9
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Cisco annonce Thor. Évalué à 10.
Ce n’est pas la question.
Si Shotwell peut coder ma vidéo de vacance en WebM sur mon ordinateur dès l’installation sans avoir à installer manuellement un dépôt parce que le statut du codec est douteux dans certaine législations quelque part sur la planète, alors WebM est meilleur qu’H264 pour mon usage, quelque soient les fonctionnalités.
En fait Theora était déjà meilleur qu’H264 sur ce plan là, aussi mauvais qu’il soit face à H264, n’importe quel gugus sous Linux pouvait exporter son projet vidéo dans un format lisible par VLC (= tout le monde, même mamie Janette sous Windows XP) sans avoir à ajouter de dépôt tiers.
De même, quelque soit l’excellence ou la nullité technique de WebM (j’en sais rien), le projet Wikipédia sait qu’il peut héberger des vidéos en WebM sans craindre de problème juridique ni craindre de ne pas être lu (quand bien même cet état de fait ressemble à une relation mafieuse avec Google dans le rôle du parrain qui garantit la protection).
Sur le terrain « Wikipédia a besoin d’un format pas trop contraignant », WebM écrase h264, peu importe le fait qu’h264 sache faire des pirouettes sur trois doigts.
La performance brute d’un logiciel n’est pas le seul critère d’évaluation (ni son prix). Dans un autre ordre d’idée, certains ne comprennent pas pourquoi j’utilise Darktable (qui est pourtant un excellent logiciel), parce qu’il existerait des logiciels commerciaux probablement un peu plus en avance sur certains aspects. Le fait qu’un logiciel soit plus en avance que celui que j’utilise ne peut pas me contraindre à l’utiliser si ses conditions d’utilisation ne me paraissent pas acceptables. À mes yeux un logiciel non-libre est rarement acceptable lorsqu’il me sert à travailler des œuvres artistiques : je ne veux pas rendre mon savoir-faire prisonnier d’un logiciel propriétaire que je ne pourrais pas hacker légalement en cas d’abandon. Avec ce critère de choix bien précis, ces beaux et séduisants logiciels propriétaires sont simplement absent de la liste des logiciels disponibles : ils ne peuvent pas me manquer. Ils ne répondent pas à l’appel d’offre.
H264 ou H265 auraient beau savoir faire des pirouettes sur trois doigt, ils ne répondent pas à certains appels d’offre.
Comme l’explique très bien Hervé Couvelard plus haut, de nouveaux marchés peuvent apparaître ou sont en train d’apparaître où H264/H265 s’excluront d’eux-même pour des raisons non-techniques.
Pour donner un exemple, s’il existait des encodeurs Theora hardware royality-free et peu cher à poser sur un Raspberry-Pi par le bidouilleur du dimanche, et bien Theora exploserait h265 sur ce marché. Incroyable non ?
Thor ou Daala ou un demi-dieu adultérin pourrait bien réussir ses 12 travaux là où un favoris plus noble échouerait.
L’excellence technique ne garantit pas la popularité, une plus grande accessibilité peut lui être préférée.
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes