Encore une fois, je ne prétends pas que le modèle de développement des drivers sous Linux soit la meilleure chose que la Terre ait connue après le scotch-tape double face, mais plutôt qu'il faut pondérer les avantages et inconvénients de chaque modèle.
C'est certain que si une entreprise développe des bidules pour Windows depuis 15 ans et qu'elle se met soudain au développement sous Linux, alors ses devs vont probablement râler. Cela veut-il dire que l'approche est fondamentalement mauvaise? Je ne crois pas.
Il y a en fait encore beaucoup d'idées reçues à propos du développement de drivers sous Linux, et, autant je ne suis clairement pas un expert de la certification WHQL et du développement sous Windows, autant je pense que tu ne l'es pas non plus sous Linux. Par exemple :
Linux ? Ben à moins de se mettre à parler a Ubuntu, Suse, etc... 6 mois-1 an avant la sortie, ce qui est absolument énorme, c'est impossible, et ils ne pourront pas non plus avoir une sortie synchronisée sur les diffèrentes distribs
Régler ce problème est exactement le but visé par le Driver Backport Workgroup de la Linux Foundation.
leurs concurrents vont voir le module kernel apparaitre des mois avant la sortie finale du produit, avoir le temps de faire du reverse engineering dessus et réagir
On revient à la bonne vieille critique du libre : "bouh mais mon concurrent va pouvoir copier sur moi...". Sinon, il est tout à fait possible de travailler de manière confidentielle un bon moment avec les développeurs du noyau, grâce au Linux Foundation NDA Program.
Et encore, je ne parle pas du Linux Driver Project, qui (je cite) :
[Permet aux fabricants de] get their driver written for free by volunteer kernel developers. The IHV provides a specification that describes how their device works, the email address of an engineer willing to answer questions, and (ideally) a few sample devices. An expert developer team of volunteers led by Greg Kroah-Hartman returns a complete and working Linux driver that is added to the mainline Linux kernel source tree.
The driver (like all Linux drivers) is automatically kept up to date and working through all Linux kernel API changes. The driver will work with all of the different CPU types supported by Linux, the largest number of CPU types supported by any operating system ever. At the IHV's option, the work can be done under LF NDA program.
Je ne parle pas non plus de l'appel explicite des développeurs centraux aux mainteneurs à merger le plus rapidement possible les drivers, tant que ces derniers n'affectent pas le reste du noyau.
Je passe par ailleurs sur tous les aspects techniques favorisés par les changements d'ABI possible (simplicité du code, sécurité, augmentation des performances "gratuite" dans certains cas, etc.)
Bref, bien sûr qu'il y a matière à critique, mais il ne faut pas amplifier cette dernière sous prétexte que les éditeurs tiennent absolument à rester à un mode de développement qui avait cours à la sortie de Windows XP...
[^] # Re: Tu peu même élargir ...
Posté par Kalenx . En réponse au journal C'est lundi : Mon expérience Linux ou l'utopie devient réalité extatique. Évalué à 7.
Encore une fois, je ne prétends pas que le modèle de développement des drivers sous Linux soit la meilleure chose que la Terre ait connue après le scotch-tape double face, mais plutôt qu'il faut pondérer les avantages et inconvénients de chaque modèle.
C'est certain que si une entreprise développe des bidules pour Windows depuis 15 ans et qu'elle se met soudain au développement sous Linux, alors ses devs vont probablement râler. Cela veut-il dire que l'approche est fondamentalement mauvaise? Je ne crois pas.
Il y a en fait encore beaucoup d'idées reçues à propos du développement de drivers sous Linux, et, autant je ne suis clairement pas un expert de la certification WHQL et du développement sous Windows, autant je pense que tu ne l'es pas non plus sous Linux. Par exemple :
Régler ce problème est exactement le but visé par le Driver Backport Workgroup de la Linux Foundation.
On revient à la bonne vieille critique du libre : "bouh mais mon concurrent va pouvoir copier sur moi...". Sinon, il est tout à fait possible de travailler de manière confidentielle un bon moment avec les développeurs du noyau, grâce au Linux Foundation NDA Program.
Et encore, je ne parle pas du Linux Driver Project, qui (je cite) :
Je ne parle pas non plus de l'appel explicite des développeurs centraux aux mainteneurs à merger le plus rapidement possible les drivers, tant que ces derniers n'affectent pas le reste du noyau.
Toutes les références sont sur cette page de la Linux Foundation, par ailleurs très facile à trouver soit dit en passant.
Je passe par ailleurs sur tous les aspects techniques favorisés par les changements d'ABI possible (simplicité du code, sécurité, augmentation des performances "gratuite" dans certains cas, etc.)
Bref, bien sûr qu'il y a matière à critique, mais il ne faut pas amplifier cette dernière sous prétexte que les éditeurs tiennent absolument à rester à un mode de développement qui avait cours à la sortie de Windows XP...