Mais cette "méritocratie" ne me semble pas extrêmement bien organisée malgré tout ; c'est certes en fonction de l'implication, mais il y a un côté aléatoire qui demeure. On pourrait imaginer des degrés (d'implication) qui donnent des pouvoirs décisionnels supplémentaires et élargis (quant au nombre de décideurs). Tout cela n'est pas vraiment réfléchi, c'est juste une idée qui me vient.
Tu parles de "système anarchique", je ne sais pas si tu l'entends dans un sens d'anomie, de chaos ou dans le sens politique de l'anarchisme (horizontalité, etc.). Si c'est le second cas, je suis assez d'accord avec toi, mais une des caractéristiques du système anarchiste est la prise de décision démocratique justement.
Je parlais oui, du second cas. Il n'y pas (ou très peu) de verticalité dans le pouvoir. Si tu es capable de faire, alors tu fais, si tu n'es pas capable, bein, t'es pas capable. Tu t'imposes en quelque sorte par tes capacités.
Et oui, il faut bien qu'il y ait un système pour prendre la décision. Tu remarqueras qu'au passage, même dans les grandes compagnies, c'est rarement une seule et unique personne qui prends les décisions. Il y a des actionnaires à prendre en compte, mais aussi les conseillers, les autres membres importants de la société, etc etc. Ce sont les membres les plus importants qui prennent la décision, et les choix stratégique.
Après, est-ce qu'une organisation sociale avec une volonté d'avoir une démocratie participative pourrait fonctionner ? Je n'en sais rien. A vrai dire, je ne suis pas réellement impliqué dans quelque communauté que ce soit, mais je m'y intéresse à ces idées.
Ce que je pense, c'est que c'est théoriquement envisageable. Cela reviendrait à considérer que l'on ne développe pas pour soi, mais pour les utilisateurs, pour tout le monde. Je crois que l'on trouve vraiment les deux types de développeurs dans le libre. Il y a celui qui va vouloir développer pour faire un logiciel qui va satisfaire le plus grand nombre (logique de vendeur qui cherche à satisfaire le client), et celui qui va chercher à développer un logiciel d'abord pour lui-même, car il l'utilise et qu'il va chercher à le façonner pour son utilisation. Si des développeurs du premier cas existent, il est donc possible de construire un modèle comme celui-ci, où tu considères que tu développes pour une communauté et que celle-ci a droit de décision sur l'avenir du logiciel.
Néanmoins, cela ne résout pas le problème initial, pratique, qui est que comment fais-tu si la vision des développeurs s'éloignent trop de la vision des utilisateurs finaux ? Comment fais-tu pour forcer les développeurs à continuer à bosser s'ils ne s'intèressent plus au projet ? Les développeurs libres n'ont aucune obligation, à part les règles qu'ils peuvent se fixer arbitrairement, sur les logiciels qu'ils développent. A moins qu'ils soient payés, sous contrat, tout ça, tout ça...
Tiens, d'ailleurs, ça pourrait être une idée. Pour avoir le droit de vote sur l'évolution d'un logiciel, le critère, ce n'est pas l'implication de ta participation ou tes compétences, mais l'argent. Mettons que tu trouves 10 développeurs que tu serais prêt à employer à temps plein pour 3000€/mois (chiffre arbitraire, mais qui ne semble pas être délirant pour un ingénieur). Mettons, que tu si tu as 1000 utilisateurs, tu peux leur demander de payer 30€/mois. Et ainsi, ils ont le droit de vote (toute voix est égale) sur l'évolution du software/distribution. Il n'y a pas la belle théorie de la démocratie et de la citoyenneté, mais l'idée vaudrait le coup d'être tenté, non ? En fait, ce que je décris, c'est un peu le modèle de la bourse et des actions, mais j'ai l'impression que cela pourrait marcher !
[^] # Re: Problème mal posé...
Posté par Nairwolf . En réponse au message Distributions démocratiques ?. Évalué à 2.
Tu parles de "système anarchique", je ne sais pas si tu l'entends dans un sens d'anomie, de chaos ou dans le sens politique de l'anarchisme (horizontalité, etc.). Si c'est le second cas, je suis assez d'accord avec toi, mais une des caractéristiques du système anarchiste est la prise de décision démocratique justement.
Je parlais oui, du second cas. Il n'y pas (ou très peu) de verticalité dans le pouvoir. Si tu es capable de faire, alors tu fais, si tu n'es pas capable, bein, t'es pas capable. Tu t'imposes en quelque sorte par tes capacités.
Et oui, il faut bien qu'il y ait un système pour prendre la décision. Tu remarqueras qu'au passage, même dans les grandes compagnies, c'est rarement une seule et unique personne qui prends les décisions. Il y a des actionnaires à prendre en compte, mais aussi les conseillers, les autres membres importants de la société, etc etc. Ce sont les membres les plus importants qui prennent la décision, et les choix stratégique.
Après, est-ce qu'une organisation sociale avec une volonté d'avoir une démocratie participative pourrait fonctionner ? Je n'en sais rien. A vrai dire, je ne suis pas réellement impliqué dans quelque communauté que ce soit, mais je m'y intéresse à ces idées.
Ce que je pense, c'est que c'est théoriquement envisageable. Cela reviendrait à considérer que l'on ne développe pas pour soi, mais pour les utilisateurs, pour tout le monde. Je crois que l'on trouve vraiment les deux types de développeurs dans le libre. Il y a celui qui va vouloir développer pour faire un logiciel qui va satisfaire le plus grand nombre (logique de vendeur qui cherche à satisfaire le client), et celui qui va chercher à développer un logiciel d'abord pour lui-même, car il l'utilise et qu'il va chercher à le façonner pour son utilisation. Si des développeurs du premier cas existent, il est donc possible de construire un modèle comme celui-ci, où tu considères que tu développes pour une communauté et que celle-ci a droit de décision sur l'avenir du logiciel.
Néanmoins, cela ne résout pas le problème initial, pratique, qui est que comment fais-tu si la vision des développeurs s'éloignent trop de la vision des utilisateurs finaux ? Comment fais-tu pour forcer les développeurs à continuer à bosser s'ils ne s'intèressent plus au projet ? Les développeurs libres n'ont aucune obligation, à part les règles qu'ils peuvent se fixer arbitrairement, sur les logiciels qu'ils développent. A moins qu'ils soient payés, sous contrat, tout ça, tout ça...
Tiens, d'ailleurs, ça pourrait être une idée. Pour avoir le droit de vote sur l'évolution d'un logiciel, le critère, ce n'est pas l'implication de ta participation ou tes compétences, mais l'argent. Mettons que tu trouves 10 développeurs que tu serais prêt à employer à temps plein pour 3000€/mois (chiffre arbitraire, mais qui ne semble pas être délirant pour un ingénieur). Mettons, que tu si tu as 1000 utilisateurs, tu peux leur demander de payer 30€/mois. Et ainsi, ils ont le droit de vote (toute voix est égale) sur l'évolution du software/distribution. Il n'y a pas la belle théorie de la démocratie et de la citoyenneté, mais l'idée vaudrait le coup d'être tenté, non ? En fait, ce que je décris, c'est un peu le modèle de la bourse et des actions, mais j'ai l'impression que cela pourrait marcher !