En fait, j'ai surtout l'impression que tu mélanges beaucoup de choses : tu as plein de mauvais souvenirs (en langage moderne, on parlerait d'expérience utilisateur), et tu sembles avoir atteint un point où tu satures et tu ressors tout en bloc. Honnêtement, c'est imbittable, et je ne comprends pas le message que tu souhaites faire passer. Tu sembles également ne faire aucun effort pour écarter les biais cognitifs de ton retour d'expérience, et c'est aussi assez pénible.
1) la mémoire est mauvaise conseillère, et il est très compliqué de comparer une expérience récente avec une expérience ancienne. On écarte certains souvenirs, surtout les mauvais, d'où l'impression de "c'était mieux avant". Pour ma part, j'ai aussi beaucoup évolué dans mes attentes ; si je pouvais passer une journée il y a 15 ans pour jouer avec les options du serveur X et trouver ça normal et intéressant, je ne pourrais plus supporter aujourd'hui un serveur graphique qui ne se lance plus. J'ai aussi l'impression qu'on se souvient très mal de la "rapidité" des ordinateurs d'antant. On a un peu tous l'impression que les logiciels actuels sont très lourds, et qu'ils ont ralenti par rapport aux logiciels équivalents d'il y a 10 ou 15 ans. Pour avoir retrouvé il y a peu du vieux matériel, c'est totalement faux. Il n'y a qu'à comparer le temps de démarrage, il faut quelques secondes actuellement pour lancer un linux, alors qu'il y a 15 ans, il fallait attendre plus d'une minute. Pareil pour les suites Office, les navigateurs, etc. Maintenant, on est un peu habitués à l'instatané, et dès qu'on attend 2 secondes avant d'avoir une fenêtre, on a l'impression que ça rame. D'ailleurs, les splash screens ont presque tous disparu, alors que c'était la norme il y a 15 ans : Netscape s'ouvrait avec un splashscreen, alors que Firefox s'ouvre dans la seconde. Si on ajoute le fait qu'on bosse tous avec des résolutions très supérieures (et donc, objectivement, les calculs de rendu augmentent avec le nombre de pixels), je ne suis pas certain que les logiciels modernes sont si lents.
En ce qui concerne l'ergonomie, c'est pareil, la mémoire est mauvaise conseillère. Si tu as passé 2 ans à maitriser un outil peu intuitif, 10 ans après, tu ne te rappelleras plus de la quantité d'efforts que ça a nécéssité. Un exemple parmi tant d'autres, The Gimp. Très bon exemple d'un vieux logiciel toujours actif. Bah ça fait 15 ans que j'ai l'impression que mon cerveau n'est pas fait pour utiliser ce truc. Il est peut-être heureux que beaucoup de logiciels ont changé depuis une époque lointaine!
2) Tu sembles avoir exploré une toute petite partie de l'écosystème Linux, et tu blâmes l'ensemble. Par exemple, un bureau qui a pas mal de succès actuellement, c'est l'interface Unity d'Ubuntu. Elle a plein de défauts, mais à l'utilisation je n'ai jamais vraiment ressenti la déchéance dont tu parles. Par contre, il faut bien avouer que KDE ne marche plus vraiment, ça fait une éternité que je n'ai pas vu quelqu'un sous KDE. Est-ce que ton expérience ne serait pas biaisée par le fait qu'il y a 10 ans, tu utilisais des outils entretenus par une grande communauté, alors que ces mêmes outils sont actuellement moins à la mode et que la taille de la communauté a beaucoup diminué?
3) En ce qui concerne l'évolution des logiciels, il est tout à fait possible que les superbes logiciels auxquels tu fais référence ont simplement cessé d'évoluer à cause d'une base de code pas saine (en l'occurrence, je ne sais pas pour les cas particuliers que tu cites). D'une manière générale, je trouve qu'il est pei probable que des développeurs intelligents partent tête la première dans le développement de nouveaux outils alors que les anciens donnent satisfaction. Un fork ou une recréation de logiciel a forcément des causes sérieuses, et ces causes peuvent être un code obsolète, des dépendances obsolètes, des bugs impossibles à corriger, la nécessité de changer profondément l'architecture pour évoluer, etc. Bref, tu fais systèmétiquement l'hypothèse que les choix sont politiques ou commerciaux, et tu n'abordes jamais la possibilité de choix techniques rationnels.
# Linux < Debian < KDE < Logiciel
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comment mon expérience Linux est en train de tourner au fiasco. Évalué à 10.
En fait, j'ai surtout l'impression que tu mélanges beaucoup de choses : tu as plein de mauvais souvenirs (en langage moderne, on parlerait d'expérience utilisateur), et tu sembles avoir atteint un point où tu satures et tu ressors tout en bloc. Honnêtement, c'est imbittable, et je ne comprends pas le message que tu souhaites faire passer. Tu sembles également ne faire aucun effort pour écarter les biais cognitifs de ton retour d'expérience, et c'est aussi assez pénible.
1) la mémoire est mauvaise conseillère, et il est très compliqué de comparer une expérience récente avec une expérience ancienne. On écarte certains souvenirs, surtout les mauvais, d'où l'impression de "c'était mieux avant". Pour ma part, j'ai aussi beaucoup évolué dans mes attentes ; si je pouvais passer une journée il y a 15 ans pour jouer avec les options du serveur X et trouver ça normal et intéressant, je ne pourrais plus supporter aujourd'hui un serveur graphique qui ne se lance plus. J'ai aussi l'impression qu'on se souvient très mal de la "rapidité" des ordinateurs d'antant. On a un peu tous l'impression que les logiciels actuels sont très lourds, et qu'ils ont ralenti par rapport aux logiciels équivalents d'il y a 10 ou 15 ans. Pour avoir retrouvé il y a peu du vieux matériel, c'est totalement faux. Il n'y a qu'à comparer le temps de démarrage, il faut quelques secondes actuellement pour lancer un linux, alors qu'il y a 15 ans, il fallait attendre plus d'une minute. Pareil pour les suites Office, les navigateurs, etc. Maintenant, on est un peu habitués à l'instatané, et dès qu'on attend 2 secondes avant d'avoir une fenêtre, on a l'impression que ça rame. D'ailleurs, les splash screens ont presque tous disparu, alors que c'était la norme il y a 15 ans : Netscape s'ouvrait avec un splashscreen, alors que Firefox s'ouvre dans la seconde. Si on ajoute le fait qu'on bosse tous avec des résolutions très supérieures (et donc, objectivement, les calculs de rendu augmentent avec le nombre de pixels), je ne suis pas certain que les logiciels modernes sont si lents.
En ce qui concerne l'ergonomie, c'est pareil, la mémoire est mauvaise conseillère. Si tu as passé 2 ans à maitriser un outil peu intuitif, 10 ans après, tu ne te rappelleras plus de la quantité d'efforts que ça a nécéssité. Un exemple parmi tant d'autres, The Gimp. Très bon exemple d'un vieux logiciel toujours actif. Bah ça fait 15 ans que j'ai l'impression que mon cerveau n'est pas fait pour utiliser ce truc. Il est peut-être heureux que beaucoup de logiciels ont changé depuis une époque lointaine!
2) Tu sembles avoir exploré une toute petite partie de l'écosystème Linux, et tu blâmes l'ensemble. Par exemple, un bureau qui a pas mal de succès actuellement, c'est l'interface Unity d'Ubuntu. Elle a plein de défauts, mais à l'utilisation je n'ai jamais vraiment ressenti la déchéance dont tu parles. Par contre, il faut bien avouer que KDE ne marche plus vraiment, ça fait une éternité que je n'ai pas vu quelqu'un sous KDE. Est-ce que ton expérience ne serait pas biaisée par le fait qu'il y a 10 ans, tu utilisais des outils entretenus par une grande communauté, alors que ces mêmes outils sont actuellement moins à la mode et que la taille de la communauté a beaucoup diminué?
3) En ce qui concerne l'évolution des logiciels, il est tout à fait possible que les superbes logiciels auxquels tu fais référence ont simplement cessé d'évoluer à cause d'une base de code pas saine (en l'occurrence, je ne sais pas pour les cas particuliers que tu cites). D'une manière générale, je trouve qu'il est pei probable que des développeurs intelligents partent tête la première dans le développement de nouveaux outils alors que les anciens donnent satisfaction. Un fork ou une recréation de logiciel a forcément des causes sérieuses, et ces causes peuvent être un code obsolète, des dépendances obsolètes, des bugs impossibles à corriger, la nécessité de changer profondément l'architecture pour évoluer, etc. Bref, tu fais systèmétiquement l'hypothèse que les choix sont politiques ou commerciaux, et tu n'abordes jamais la possibilité de choix techniques rationnels.