• [^] # Re: Bifrost

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [Charlie] robot war. Évalué à 4. Dernière modification le 10 août 2015 à 18:22.

    Pour les choses plus complexes, comme les avis sur les discussions philosophique, je pense que c'est le résultat de choses complexes dans le cerveau, trop complexe pour être lue aujourd'hui, mais ça reste un état physique.

    C'est un point de vue qui – en plus d'être infalsifiable – ne semble avoir aucun intérêt pratique. Pour illustrer cela, en tant qu'être humain, je suis le sujet (ou l'objet...) d'émotions complexes et de sentiments. Si je suis confronté à des amours, des désirs ou des peurs, à quoi peut-il bien servir de croire que ces sentiments ne sont "que" une somme d'états physiques.

    • Jeannette, pourquoi es-tu si triste?
    • Je pleure parceque Jeannot m'a quittée
    • Ne pleure pas Jeannette, ton émotion n'est qu'une superposition de signaux électriques!

    Cet exemple semble un peu bébête, prenons en autre – qui est en réalité exactement le même – quels problèmes d'architecture résout on avec des théories de physique quantique? Autant que je sache aucun. Certes les matériaux qui constituent une maison, ne sont au final qu'un tas de particules élémentaires, mais on ne peut voir là qu'une facette supplémentaire du problème plutôt que l'essence du problème.

    Ce qui se cache sous cette remarque, c'est que notre langage et ses concepts ne servent jamais à décrire une réalité totale, seulement une facette d'une certaine réalité et à exprimer les relations qui peuvent y être observées. Dans le premier exemple. Jeannette pose un problème dont les ingrédients sont des être humains et des sentiments, or la réponse que lui propose son confident sort complètement de ce monde – et, gageons le, ne rendra pas le sourire à Jeannette. Dans le second, c'est idem, l'architecte, s'il a un ami physicien peut transporter son problème d'architecture dans le monde des particules élémentaires, mais c'est sans espoir de faire marche arrière: les découvertes de la physique quantique ne vont pas pouvoir être traduite dans les termes du problème initial.

    Dans le des comportements humains, on peut croire qu'ils sont décrits complètement par un état physique, mais si on est incapable d'identifier des états physiques précis et d'expliquer leurs relations aux comportements, alors on se retrouve exactement dans la situation des exemples que je cite où on ajoute une facette supplémentaire à un problème sans explique de relations entre cette facette et le monde du problème initial. Si on n'a pas ces ponts, c'est la même chose que de croire que les comportements humains sont complètement décrits par une superposition de barbarins fouchus: on n'est pas plus avancé.