Donc, une vraie monnaie un peu mieux que les autres en théorie, car la création est limitée
À moins d'être millénariste écologiste et de penser qu'il faut absolument limiter la production mondiale avant l'effondrement final (apocalypse carbonée ou nucléaire, au choix), c'est plutôt une connerie. Le développement des économies modernes a besoin de monnaie qu'on peut créer en quantité arbitraire, pour couvrir tous les échanges à un instant donné plus les besoins (ou désirs, ce qui revient au même) de stockage et de capitalisation.
Après, bien sûr, on peut discuter de la gestion politique de la monnaie (pertinence du QE, indépendance—relative—de la BC, etc.). Comme on peut discuter de toute décision politique. Mais la capacité du souverain politique (le peuple, en démocratie) à faire des bêtises n'a jamais été un argument contre la souveraineté politique.
Une monnaie en quantité finie, ça n'a rien de novateur, c'est ce qui se faisait grosso modo au Moyen-Âge, quand la monnaie était titrée en métal (or, cuivre). Même à ces époques de quasi-stagnation, cependant, il a fallu tricher et émettre plus de monnaie qu'on ne savait extraire de métal... (donc diminuer le titrage des pièces)
Ce n'est pas pour rien que l'équivalence monnaie-métal a été abandonnée. Vouloir en recréer l'équivalent fonctionnel avec de la crypto relève d'un rêve politico-social étrange. On peut y voir de vieux relents d'ascèse chrétienne ou misanthrope (la rareté encouragerait la vertu, l'abondance la débauche... mais dans ce cas, dans les économies modernes, c'est perdu d'avance).
[^] # Re: C'est une vraie monnaie...
Posté par Antoine . En réponse au journal Que répondre quand on vous dit que Bitcoin n’est pas une vraie monnaie ?. Évalué à 4.
À moins d'être millénariste écologiste et de penser qu'il faut absolument limiter la production mondiale avant l'effondrement final (apocalypse carbonée ou nucléaire, au choix), c'est plutôt une connerie. Le développement des économies modernes a besoin de monnaie qu'on peut créer en quantité arbitraire, pour couvrir tous les échanges à un instant donné plus les besoins (ou désirs, ce qui revient au même) de stockage et de capitalisation.
Après, bien sûr, on peut discuter de la gestion politique de la monnaie (pertinence du QE, indépendance—relative—de la BC, etc.). Comme on peut discuter de toute décision politique. Mais la capacité du souverain politique (le peuple, en démocratie) à faire des bêtises n'a jamais été un argument contre la souveraineté politique.
Une monnaie en quantité finie, ça n'a rien de novateur, c'est ce qui se faisait grosso modo au Moyen-Âge, quand la monnaie était titrée en métal (or, cuivre). Même à ces époques de quasi-stagnation, cependant, il a fallu tricher et émettre plus de monnaie qu'on ne savait extraire de métal... (donc diminuer le titrage des pièces)
Ce n'est pas pour rien que l'équivalence monnaie-métal a été abandonnée. Vouloir en recréer l'équivalent fonctionnel avec de la crypto relève d'un rêve politico-social étrange. On peut y voir de vieux relents d'ascèse chrétienne ou misanthrope (la rareté encouragerait la vertu, l'abondance la débauche... mais dans ce cas, dans les économies modernes, c'est perdu d'avance).