Mon petit frère étudie à 42 (première promo) et s'en sort convenablement.
1) 42 est une école qui ne délivre aucun diplôme, c'est juste une formation privée qui n'est reconnu que par ceux qui veulent bien la reconnaître. En l'occurrence les entreprises de son fondateur et mécène sont sûrement très intéressées par avoir des gens formés sur mesure et qu'on peut payer comme on veut vu qu'ils n'ont pas de diplôme reconnu par une convention collective.
----> Ça ne l'empêche ni de trouver un stage ni de travailler. Il moyenne lui-même ses compétences. L'idée d'un diplôme comme 'indice de salaire minimum', c'est un poil caduque.
2) 42 ne donne pas une bonne image du métier d'informaticien. Honnêtement, quel est l'intérêt pédagogique de faire travailler des étudiants jusqu'à épuisement ? Dans quelle entreprise fonctionne-t-on de cette manière ? On oppose souvent le fait que ces étudiants sont passionnés. Non, il ne faut pas confondre passion et addiction. Un passionné ne met pas sa santé en danger pour pratiquer sa passion (s'il veut la pratiquer longtemps). En revanche, on voit très bien le cadre idéologique dans lequel cela s'inscrit : la concurrence libre et non-faussée entre des étudiants corvéables à merci.
----> Il est loin de s'épuiser. Il bosse, il étudie, il a des activités libres, des projets ouverts, il a bien sûr des phases de rush, mais franchement, on est loin de l'esclavage. C'est tout à fait honnête comme moyen d'études. Qui plus est, il a un niveau à atteindre (21, je crois, mode RPG), et il a quasiment le temps qu'il veut pour l'attendre. L'idée des 3 ans d'étude est fausse.
Alors, oui, la piscine de sélection était un peu difficile (ça ne l'a pas empêché d'assister à des concerts et des soirées...), mais en-dehors de ça, c'est tout à fait normal.
3) 42 donne soi-disant sa chance à tout le monde. OK, mais après sélection quelle est la proportion d'étudiants ayant suivi un parcours scientifique ? Ha oui, on va réussir à trouver un gars ou une fille qui avait fait arts plastiques avant, mais ça ne fait pas des statistiques tout ça. L'université aussi donne sa chance à tout le monde mais elle ne laisse pas sur le carreau ceux qui ne réussissent pas.
----> Il y a de tout. Certains de ses amis étaient des autodidactes, d'autres mécanos, certains sont de vrais glandeurs et d'autres des gros studieux geeks...
42 est le choix de chacun, un nouveau modèle, un peu américain (mais gratuit), de développer l'informatique. À dire vrai, ceux qui y sont y sont par choix. C'est un peu leur problème. Si l'alternative à l'université 'publique' ou 'privée' (mode Epitech, un poil plus chère que 42) leur convient, hé bien, autant que notre président s'y intéresse.
Il y aura plus de projets intéressants qui sortiront de 42 que dans les autres écoles où 'faut un salaire et devenir un bon pisseur de code'. 42 te fout déjà dans le bain de la création. Gros point fort. ;)
# Quelques éléments.
Posté par Tanouky . En réponse au journal François Hollande visite 42, non mais allô quoi.... Évalué à 10.
Bonjour,
Mon petit frère étudie à 42 (première promo) et s'en sort convenablement.
1) 42 est une école qui ne délivre aucun diplôme, c'est juste une formation privée qui n'est reconnu que par ceux qui veulent bien la reconnaître. En l'occurrence les entreprises de son fondateur et mécène sont sûrement très intéressées par avoir des gens formés sur mesure et qu'on peut payer comme on veut vu qu'ils n'ont pas de diplôme reconnu par une convention collective.
----> Ça ne l'empêche ni de trouver un stage ni de travailler. Il moyenne lui-même ses compétences. L'idée d'un diplôme comme 'indice de salaire minimum', c'est un poil caduque.
2) 42 ne donne pas une bonne image du métier d'informaticien. Honnêtement, quel est l'intérêt pédagogique de faire travailler des étudiants jusqu'à épuisement ? Dans quelle entreprise fonctionne-t-on de cette manière ? On oppose souvent le fait que ces étudiants sont passionnés. Non, il ne faut pas confondre passion et addiction. Un passionné ne met pas sa santé en danger pour pratiquer sa passion (s'il veut la pratiquer longtemps). En revanche, on voit très bien le cadre idéologique dans lequel cela s'inscrit : la concurrence libre et non-faussée entre des étudiants corvéables à merci.
----> Il est loin de s'épuiser. Il bosse, il étudie, il a des activités libres, des projets ouverts, il a bien sûr des phases de rush, mais franchement, on est loin de l'esclavage. C'est tout à fait honnête comme moyen d'études. Qui plus est, il a un niveau à atteindre (21, je crois, mode RPG), et il a quasiment le temps qu'il veut pour l'attendre. L'idée des 3 ans d'étude est fausse.
Alors, oui, la piscine de sélection était un peu difficile (ça ne l'a pas empêché d'assister à des concerts et des soirées...), mais en-dehors de ça, c'est tout à fait normal.
3) 42 donne soi-disant sa chance à tout le monde. OK, mais après sélection quelle est la proportion d'étudiants ayant suivi un parcours scientifique ? Ha oui, on va réussir à trouver un gars ou une fille qui avait fait arts plastiques avant, mais ça ne fait pas des statistiques tout ça. L'université aussi donne sa chance à tout le monde mais elle ne laisse pas sur le carreau ceux qui ne réussissent pas.
----> Il y a de tout. Certains de ses amis étaient des autodidactes, d'autres mécanos, certains sont de vrais glandeurs et d'autres des gros studieux geeks...
42 est le choix de chacun, un nouveau modèle, un peu américain (mais gratuit), de développer l'informatique. À dire vrai, ceux qui y sont y sont par choix. C'est un peu leur problème. Si l'alternative à l'université 'publique' ou 'privée' (mode Epitech, un poil plus chère que 42) leur convient, hé bien, autant que notre président s'y intéresse.
Il y aura plus de projets intéressants qui sortiront de 42 que dans les autres écoles où 'faut un salaire et devenir un bon pisseur de code'. 42 te fout déjà dans le bain de la création. Gros point fort. ;)