• [^] # Re: SCOTUS

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Réponse du conseil constitutionnel par rapport au projet de loi relatif au renseignement.. Évalué à 10.

    « No union is more profound than marriage, for it embodies the highest ideals of love, fidelity, devotion, sacrifice, and family. In forming a marital union, two people become something greater than once they were. As some of the petitioners in these cases demonstrate, marriage embodies a love that may endure even past death. It would misunderstand these men and women to say they disrespect the idea of marriage. Their plea is that they do respect it, respect it so deeply that they seek to find its fulfillment for themselves. Their hope is not to be condemned to live in loneliness, excluded from one of civilization's oldest institutions. They ask for equal dignity in the eyes of the law. The Constitution grants them that right. The judgment of the Court of Appeals for the Sixth Circuit is reversed. It is so ordered. »

    À la fois, motiver ses décisions, c'est tendre le fer pour se faire battre. La citation que vous choisissez est d'ailleurs archétypique de ce point de vue également.
    (Qui pourrait imaginer qu'on puisse écrire de telles âneries à un si haut niveau ! Par exemple un « No union is more profound than marriage » paraît proprement hallucinant. Quel est le sens de cette proposition ? et en a-t-elle réellement un ? Ou un « Their hope is not to be condemned to live in loneliness » — qui relève proprement du délire ou pire d'une conception totalitaire de la société où ne pourraient vivre ensemble que des personnes officiellement autorisées — est effarant.)
    Ainsi, quelle que soit la qualité des fondements d'un jugement, le motiver c'est risquer d'ouvrir la porte à une contestation éventuellement fondée, comme dans les deux exemples ci-dessus, sur l’excès de lyrisme ou n'importe quel autre défaut de rédaction des motivations. Il ne paraît donc pas déraisonnable que la cours constitutionnelle ne motive pas ses arrêts. Dans la mesure où il semble qu'ils soient irréfragables.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace