• [^] # Re: Online Travel Agency

    Posté par . En réponse au journal Chroniques de l'automatisation : L'hotellerie. Évalué à 4.

    C'est un peu le problème en fait, soit tu t'adapte soit tu crève. Certes, c'est une des loi fondamentale de la nature. Et au fond, on ne peut pas y échapper (aux lois de la nature), par contre, l'idée, ce serait, plus ou moins, d'en amortir la violence.

    Pour passer en mode philosophie de comptoir, dans l'absolu, il faudrait, du moins durant cette phase, que l'on l'on arrive à sortir temporairement de notre mode d'évolution actuel. Elle permet, en cultivant l'insatisfaction du présent et la vision d'un avenir idyllique ou d'un passé souvent fantasmé de créer d'importantes forces d'évolutions progressiste ou réactionnaire qui ont pour effet de changer profondément la société, par cycles et crises. Paradoxalement, ces forces qui nous poussent à évoluer aussi rapidement et de façon aussi radicale, sont aussi les mêmes qui nous empêche de nous adapter aux changements que l'on crée.

    Je m'explique : Il y a une contradiction fondamentale entre la philosophie de l’adaptation à la nature qui est par nature radicalement différente d'une philosophie de la transformation de la nature. Et c'est ce qui oppose profondément l'homme moderne aux peuples primitifs. Soit tu adapte le monde à toi, soit tu t'adapte au monde. Faire les deux en même temps, c'est un peu le défi qu'on est en train de se donner.

    Ce défi n'est pas forcément insurmontable, si on en comprend la nature. Mais, c'est ce qui m’inquiète. ça va trop vite pour qu'on le comprenne. Une génération d'êtres humain c'est 30 ans. C'est grosso modo l'age d'Internet qui est passé du stade de quelque machines connectées par quelques geeks géniaux, au truc que tout le monde, (vraiment tout le monde) a dans la poche. Cette histoire, ça risque clairement de finir avec un "ça passait c'était beau" comme on dit.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.