• [^] # Re: À l'école

    Posté par . En réponse à la dépêche Stage collégiennes/lycéennes « Girls Can Code! » en août. Évalué à 1.

    Ainsi le problème n’est pas de « sauver » les garçons, ni de lutter pour l’égalité entre les filles et les garçons, ni même de combattre une homophobie qui structure leur construction identitaire

    Wow, je ne dois jamais être allé au collège/lycée alors. Je ne veux pas trop m'avancer, mais la majorité des gens ouvertement homosexuels ne seraient-ils pas des « jeunes » justement ? Et les homophobes principalement des « vieux » ?

    Et même, structure leur condition identitaire ! Mais ... Aaaarrrrgggg. Certains ont bloqué sur « petits mâles », moi c'est cette phrase qui me choque.

    Le deuxième, relayé par la communauté des pairs et la société civile, valorise les comportements virils

    Je crois mal comprendre, mais ... la communauté des pairs, c'est les garçons eux-mêmes non ? La société civile c'est qui exactement ? Les parents ? Les enseignants ? Les médias ? Ceux qui luttent contre les stéréotypes ?

    Le but est de se démarquer hiérarchiquement et à n’importe quel prix de tout ce qui est assimilé au « féminin »

    Euh ? Le but est d'affirmer son indépendance et sa capacité à résister à une hiérarchie. C'est l'adolescence, le refus des règles : ne pas ranger sa chambre, faire le mur, fumer. Et ce n'est pas réservé aux garçons, même si on constate que c'est plus marqué pour eux, mais on peut imaginer (attention, je n'ai aucune étude sous la main, c'est une supposition) que la testostérone en surproduction à cette période influe sur le caractère et explique cette différence au moins en partie.

    De plus, on constate que les règles sociales changent ... Les gens clairement homophobes se font tout simplement lyncher publiquement, ce qui a des répercussions sur les comportements des enfants. Ainsi, dire qu'une majorité des garçons au collège sont homophobes parce que c'est ça d'être un « mâle » ... je pense que c'est un peu exagéré.

    De décrypter les situations qui permettent à ces enfants d’intégrer et d’expérimenter les mille et une ficelles du métier d’homme.

    Attention, ça peut être douloureux, mais en fait : les enfants ne sont pas des ordinateurs. On ne va pas les « reprogrammer » parce qu'ils « sont défaillants ». Ce sont des êtres doués de raison (enfin, un peu) et méritent au moins qu'on les traite comme tels. Bien sûr ils sont fortement influencés par le monde qui les entoure, mais à priori l'enfant a encore son libre arbitre.

    De plus, on peut aussi parler des pressions sociales sur les femmes à ce rythme là, parce qu'il y en a énormément, et qu'elles sont un moteur essentiel du sexisme ordinaire qui se développe dans les écoles : une femme doit être belle, s'habiller bien, etc ... Sinon elle est « rejetée » ... par les autres ! Mais ... mais ... alors une femme peut être sexiste aussi ?

    Et je ne suis pas certain qu'il y ait une différence de « taux d'homophobie » chez les filles et les garçons ...

    Cerise sur le gâteau :

    Tout ce qui encourage les enfants de sexe masculin à réprimer peu à peu leurs goûts personnels, leurs émotions, leurs affects, à rompre la relation à eux-même et à autrui.

    Je pensais, fou que je suis, que l'objectif même de la société de consommation actuelle, combinée avec la médiatisation de masse, était de valoriser tous les plaisirs individuels (aussi étranges soient-ils) et permettre aux gens d'étaler sur les réseaux sociaux la manière dont « leur vie est super géniale » ? Où alors je n'ai rien compris à mon époque ...

    Enfin, dernière chose : en quoi les filles seraient différentes des garçons sur ce point particulier ?

    1. Les filles sont moins sensibles à la pression sociale ?
    2. Les garçons subissent plus de pression sociale ?
    3. Autre ?