A l'occasion de cette discussion, j'ai retrouvé deux textes de cet économiste (Michel Volle).
Le premier, Introduction à la concurrence monopolistique expose un modèle qui selon l'auteur, s'adapte assez bien aux transformations actuelles de notre économie. Après une phase de transition, selon lui, il y deux état stables possibles, une société de classe moyenne centrée sur une économie de la compétence, c'est à dire où la rémunération du travail n'aurait plus comme assiette sa durée. Le deuxième état possible, serait une économie du risque maximum où dominerait la prédation. Cela se traduirais par un retour à la féodalité dans une version hi-tech. (Que l'on retrouve, d'ailleurs, chez un certain nombre d'auteur de science-fiction Cyberpunk)
Le deuxième texte, Pour une philosophie de l'informatisation Il s'agit d'un exposé des concepts qu'il utilise pour penser l'informatisation de la société. Personnellement, c'est surtout son concept d'alliage entre le cerveau d’œuvre (concept construit en miroir à celui de main d’œuvre) et l'Automate Programmable Ubiquitaire unique (ce concept désigne l'ensemble des machines informatique mise en réseau a travers Internet) que je trouve particulièrement intéressant. Surtout que, comme la féodalité hi-tech, c'est encore un concept que l'on retrouve dans la SF Cyberpunk. Et surtout ce concept renverse le discours qui consiste à opposer en permanence l'homme et la machine puisque qu'il montre que l'humain associé aux machines connectées forme un alliage bien supérieur et radicalement nouveau. Le problème ne serait pas celui de la machine qui pourrait remplacer l'homme, mais l'association (pour ne pas dire la connexion) durable voire définitive des humains à l'ensemble des machines interconnectées.
Bon par contre, si je trouve ses thèses très intéressantes, j'ai toujours eu un peu de mal avec le style "Polytechnicien".
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
# Michel Volle
Posté par Big Pete . En réponse au journal Les avocats à la poubelle. Évalué à 1.
A l'occasion de cette discussion, j'ai retrouvé deux textes de cet économiste (Michel Volle).
Le premier, Introduction à la concurrence monopolistique expose un modèle qui selon l'auteur, s'adapte assez bien aux transformations actuelles de notre économie. Après une phase de transition, selon lui, il y deux état stables possibles, une société de classe moyenne centrée sur une économie de la compétence, c'est à dire où la rémunération du travail n'aurait plus comme assiette sa durée. Le deuxième état possible, serait une économie du risque maximum où dominerait la prédation. Cela se traduirais par un retour à la féodalité dans une version hi-tech. (Que l'on retrouve, d'ailleurs, chez un certain nombre d'auteur de science-fiction Cyberpunk)
Le deuxième texte, Pour une philosophie de l'informatisation Il s'agit d'un exposé des concepts qu'il utilise pour penser l'informatisation de la société. Personnellement, c'est surtout son concept d'alliage entre le cerveau d’œuvre (concept construit en miroir à celui de main d’œuvre) et l'Automate Programmable Ubiquitaire unique (ce concept désigne l'ensemble des machines informatique mise en réseau a travers Internet) que je trouve particulièrement intéressant. Surtout que, comme la féodalité hi-tech, c'est encore un concept que l'on retrouve dans la SF Cyberpunk. Et surtout ce concept renverse le discours qui consiste à opposer en permanence l'homme et la machine puisque qu'il montre que l'humain associé aux machines connectées forme un alliage bien supérieur et radicalement nouveau. Le problème ne serait pas celui de la machine qui pourrait remplacer l'homme, mais l'association (pour ne pas dire la connexion) durable voire définitive des humains à l'ensemble des machines interconnectées.
Bon par contre, si je trouve ses thèses très intéressantes, j'ai toujours eu un peu de mal avec le style "Polytechnicien".
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.