On est en crise perpétuelle depuis 20 ans, selon les politiques.
En effet le mot "crise" est très utile pour un politicien, permettant de justifier à loisir incompétence et manigances.
La vraie "crise", c'est quand une dette nationale dépasse les 2000 milliards ("on ne gère pas un état comme un foyer / une entreprise" qu'ils disaient) et qu'il ne dégage pas assez pour rembourser ne serait-ce que les intérêts de cette dette.
Vu que c'est complètement inavouable d'un point de vue électoral (on se souvient encore du "Je suis à la tête d'un état en faillite" de Fillon unanimement désavoué par la classe politique), on ne parle que de "croissance", sorte de remède magique qui s'active en appuyant sur des petits boutons et en tirant sur des gros leviers dans un ordre qui ne s'apprend visiblement qu'exclusivement à l'ENA.
La confusion prend place à merveille dans l'esprit du peuple. Même les gens éduqués ne voient rien à redire à la phrase :
car 1% ne permet pas de créer assez d'emplois pour combler le chômage.
Ce n'est pas la croissance qui créé l'emploi, c'est l'emploi qui créé la croissance.
La vision économique de la France, c'est "pif paf pouf je change deux ou trois trucs vite fait dans un coin et avec un peu de chance la croissance reviendra, et si la croissance revient alors tout le monde aura du travail". Ce qui est complètement con. Le problème est pris à l'envers encore une fois, c'est pour ça que rien ne change depuis 20 ans (enfin si, mais pas dans le bon sens).
La seule chance de créer de l'emploi, c'est de trouver comment ou à qui rendre service ! Avec cette vision là, et dans un contexte mondial, il devient ubuesque que des millions de bras soient ballants chaque jour : il y a TOUJOURS une façon de rendre service.
Problème lié : notre état pachydermique ne supporte pas que des citoyens consentants et responsables s'arrangent entre-eux pour passer des contrats (ce qui à tendance à devenir plus fréquent de nos jours, notamment grâce au "SoLoMo") sans que lui ne puisse venir se servir généreusement sur chaque transaction. Donc tout ce qui générère de l'emploi (et donc de la croissance) sans une mainmise totale de l'état est déclaré hors-la-loi (UberPop).
Et retour à la case départ, celle où personne ne sait très bien comment faire pour s'en sortir dans un monde moderne avec des techniques du passé. Pendant ce temps, la "crise" n'est pas loin de se transformer en "catastrophe".
[^] # Re: Le futur c'était mieux avant
Posté par kursus_hc . En réponse au journal Les avocats à la poubelle. Évalué à 5. Dernière modification le 15 juillet 2015 à 16:41.
En effet le mot "crise" est très utile pour un politicien, permettant de justifier à loisir incompétence et manigances.
La vraie "crise", c'est quand une dette nationale dépasse les 2000 milliards ("on ne gère pas un état comme un foyer / une entreprise" qu'ils disaient) et qu'il ne dégage pas assez pour rembourser ne serait-ce que les intérêts de cette dette.
Vu que c'est complètement inavouable d'un point de vue électoral (on se souvient encore du "Je suis à la tête d'un état en faillite" de Fillon unanimement désavoué par la classe politique), on ne parle que de "croissance", sorte de remède magique qui s'active en appuyant sur des petits boutons et en tirant sur des gros leviers dans un ordre qui ne s'apprend visiblement qu'exclusivement à l'ENA.
La confusion prend place à merveille dans l'esprit du peuple. Même les gens éduqués ne voient rien à redire à la phrase :
Ce n'est pas la croissance qui créé l'emploi, c'est l'emploi qui créé la croissance.
La vision économique de la France, c'est "pif paf pouf je change deux ou trois trucs vite fait dans un coin et avec un peu de chance la croissance reviendra, et si la croissance revient alors tout le monde aura du travail". Ce qui est complètement con. Le problème est pris à l'envers encore une fois, c'est pour ça que rien ne change depuis 20 ans (enfin si, mais pas dans le bon sens).
La seule chance de créer de l'emploi, c'est de trouver comment ou à qui rendre service ! Avec cette vision là, et dans un contexte mondial, il devient ubuesque que des millions de bras soient ballants chaque jour : il y a TOUJOURS une façon de rendre service.
Problème lié : notre état pachydermique ne supporte pas que des citoyens consentants et responsables s'arrangent entre-eux pour passer des contrats (ce qui à tendance à devenir plus fréquent de nos jours, notamment grâce au "SoLoMo") sans que lui ne puisse venir se servir généreusement sur chaque transaction. Donc tout ce qui générère de l'emploi (et donc de la croissance) sans une mainmise totale de l'état est déclaré hors-la-loi (UberPop).
Et retour à la case départ, celle où personne ne sait très bien comment faire pour s'en sortir dans un monde moderne avec des techniques du passé. Pendant ce temps, la "crise" n'est pas loin de se transformer en "catastrophe".