Bon allez, puisqu’il faut que quelqu’un s’y colle...
Mon dieu. Une telle bouillie ça craint. L’arrogance, c’est bien, encore faut-il en avoir les moyens.
Rewind parle « du politique » tu confonds avec « l’État ». Ce faisant tu exclus explicitement toi-même la politique, comme phénomène sociale complexe, pour ne parler que de l’État, et de ce fait tu lui donnes raison sans le vouloir.
Mais il ne faut pas s’y tromper, il y a dans le néolibéralisme des choix politiques masqués par un vocabulaire pseudo-scientifique : "normes" (sic) du marché, "but ultime" de toute société (gni?!!!), "darwinisme social" (sérieux, au XXIè, on ose encore parler de ça ?), "doivent se diffuser dans toute la société" (j’aime bien l’euphémisme pour dire « imposer par la force à la société »), etc.
C’est bien ce que je reprocherai à Rewind, de trop donner de crédit à ce discours pseudo-scientifique, qui ne sert qu’à donner un peu de contenance à ce qui se révèle être des choix, c’est-à-dire de la politique (sans le peuple évidemment), tellement violents qu’ils en seraient injustifiables, s’il n’y avait pas toute cette bouillie qui entoure systématiquement toute description du néolibéralisme.
Par salubrité intellectuelle, je préfère ne même pas rentrer dans ce genre de débat, où les mots sont pervertis, les choses nommées avec fantaisie, et les concepts amalgamés.
Ayant une formation scientifique, je me contente de remarquer qu’on commet trop souvent l’erreur de donner tant d’importance à des courants théoriques économiques voir politiques, mal compris qui plus est, qu’ils finissent par devenir un discours normatif et performatif au lieu d’être des modèles (des manières de comprendre une réalité). En ce sens l’ordolibéralisme n’est pas une pensée réfléchie et construite mais bel est bien le résultat d’un bête lieu-commun dans l’approche de la sciences économique par le tout venant (y compris les scientifiques).
[^] # Re: Démocratie?
Posté par NicolasG . En réponse au journal Et ce soir, la démocratie l'emporte !. Évalué à 2. Dernière modification le 08 juillet 2015 à 12:21.
Bon allez, puisqu’il faut que quelqu’un s’y colle...
Mon dieu. Une telle bouillie ça craint. L’arrogance, c’est bien, encore faut-il en avoir les moyens.
Rewind parle « du politique » tu confonds avec « l’État ». Ce faisant tu exclus explicitement toi-même la politique, comme phénomène sociale complexe, pour ne parler que de l’État, et de ce fait tu lui donnes raison sans le vouloir.
Mais il ne faut pas s’y tromper, il y a dans le néolibéralisme des choix politiques masqués par un vocabulaire pseudo-scientifique : "normes" (sic) du marché, "but ultime" de toute société (gni?!!!), "darwinisme social" (sérieux, au XXIè, on ose encore parler de ça ?), "doivent se diffuser dans toute la société" (j’aime bien l’euphémisme pour dire « imposer par la force à la société »), etc.
http://blog.mondediplo.net/2015-07-07-Le-crepuscule-d-une-epoque
C’est bien ce que je reprocherai à Rewind, de trop donner de crédit à ce discours pseudo-scientifique, qui ne sert qu’à donner un peu de contenance à ce qui se révèle être des choix, c’est-à-dire de la politique (sans le peuple évidemment), tellement violents qu’ils en seraient injustifiables, s’il n’y avait pas toute cette bouillie qui entoure systématiquement toute description du néolibéralisme.
Par salubrité intellectuelle, je préfère ne même pas rentrer dans ce genre de débat, où les mots sont pervertis, les choses nommées avec fantaisie, et les concepts amalgamés.
Ayant une formation scientifique, je me contente de remarquer qu’on commet trop souvent l’erreur de donner tant d’importance à des courants théoriques économiques voir politiques, mal compris qui plus est, qu’ils finissent par devenir un discours normatif et performatif au lieu d’être des modèles (des manières de comprendre une réalité). En ce sens l’ordolibéralisme n’est pas une pensée réfléchie et construite mais bel est bien le résultat d’un bête lieu-commun dans l’approche de la sciences économique par le tout venant (y compris les scientifiques).