Non. La compétition pure est naturellement biaisée car les sociétés commerciales (qui ont donc des ressources pour payer des programmeurs) sont avantagées pour produire des logiciels de meilleure qualité que des logiciels faits par des bénévoles sur leur temps libre. Le fait qu'on observe régulièrement l'inverse (i.e. des logiciels libres de meilleure qualité que des logiciels propriétaires) est en fait assez surprenant et montre le talent de leurs développeurs et de leur communauté, mais ce n'est absolument pas quelque chose de "garanti" ou de naturel.
Or, le fait qu'un logiciel soit libre est un avantage majeur en soi (en terme de pérennité, de contrôle de ses données et de confiance dans sa machine, etc., même à coût identique ou supérieur), donc je pense qu'il n'est pas déconnant de leur accorder la priorité même lorsqu'ils sont de qualité inférieure, et en allouant un budget identique à ce qui serait dépensé autrement en licences afin d'employer (localement) des développeurs pour combler le retard et les bugs lorsqu'ils existent, pour former les gens, etc. Je préfère que mes impots financent des emplois qualifiés et locaux (et des contributions qui bénéficieront à tout le monde) plutôt que des multinationales du logiciel fermé...
[^] # Re: Le Syntec Numérique, ce grand ami du libre
Posté par karteum59 (site web personnel) . En réponse à la dépêche Entretien avec Véronique Torner (Alter Way) présidente du Paris Open Source Summit 2015 #OSS_Paris15. Évalué à 9.
Non. La compétition pure est naturellement biaisée car les sociétés commerciales (qui ont donc des ressources pour payer des programmeurs) sont avantagées pour produire des logiciels de meilleure qualité que des logiciels faits par des bénévoles sur leur temps libre. Le fait qu'on observe régulièrement l'inverse (i.e. des logiciels libres de meilleure qualité que des logiciels propriétaires) est en fait assez surprenant et montre le talent de leurs développeurs et de leur communauté, mais ce n'est absolument pas quelque chose de "garanti" ou de naturel.
Or, le fait qu'un logiciel soit libre est un avantage majeur en soi (en terme de pérennité, de contrôle de ses données et de confiance dans sa machine, etc., même à coût identique ou supérieur), donc je pense qu'il n'est pas déconnant de leur accorder la priorité même lorsqu'ils sont de qualité inférieure, et en allouant un budget identique à ce qui serait dépensé autrement en licences afin d'employer (localement) des développeurs pour combler le retard et les bugs lorsqu'ils existent, pour former les gens, etc. Je préfère que mes impots financent des emplois qualifiés et locaux (et des contributions qui bénéficieront à tout le monde) plutôt que des multinationales du logiciel fermé...