• [^] # Re: et pourtant...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Nous les intellectuels autoproclamés du numérique. Évalué à 5.

    Timaniac n'a pas complètement tort sur la démarche :-)

    Pour autant, appliquée avec du logiciel libre, elle ne coûterait pas plus, ce qu'il met un peu sous le tapis...

    En outre, le logiciel libre propose une participation possible (ce qui est beaucoup plus vague avec du proprio), cohérente avec les missions de certains services publics (ce qui peut apporter un point d'adhésion, même s'il reste souvent à franchir le pas).

    Il ne faut pour autant pas sous-estimer la résistance au changement : tout comme le passage de Office 2003 à 2010, s'il fallait passer à LibreOffice, des formations ou au minimum une équipe support sont nécessaires, l'important n'est pas le logiciel ni le fait qu'il soit libre ou propriétaire... le tout c'est de gérer le changement et là les utilisateurs peuvent s'adapter, avec les mêmes réticences dans les deux cas.

    L'exemple de la gendarmerie passant au libre, d'abord sous windows via les applications basées sur du libre, pour aller jusque sous GNU/Linux est un exemple de transition réussie : ils ont su trouver les relais pour promouvoir le libre et le faire comprendre, simplement en aidant leurs utilisateurs à travailler au quotidien (sans leur mettre la pression libre/proprio, simplement en indiquant comment utiliser au mieux l'outil informatique au jour le jour).

    Au final, il y aura sans doute l'économie de licences (2% du budget d'une DSI standard...), parfois la possibilité d'entrer dans une démarche de contribution au libre (bizarrement, ce sont plutôt les utilisateurs qui en parlent, pas ceux qui ont déployé le logiciel o_O).
    Concernant la division des coûts, il faudrait peut-être se rendre compte des gains apportés aussi, si une équipe support consolidait l'utilisation des outils...