• [^] # Re: gentil·le

    Posté par . En réponse au journal Sexisme ordinaire sur Linuxfr. Évalué à 9.

    Le super hit combo c'est lorsque les féministes à tendance sexistes finissent par "raciser" (pour reprendre les termes de l'article) les féministes qui ne leur ressemblent pas. Et la réponse qui leur est faite est la même que la conclusion du journal de Sinma.

    Extraits de http://www.madmoizelle.com/afro-feminisme-381789

    Par exemple, les féministes représentées médiatiquement sont pour la plupart opposées au port du voile dans l’espace public. Elles défendent ces idées sur les plateaux de télévision et lors d’interviews avec un avis très tranché. Sur le site d’Osez le féminisme, Caroline de Haas, ex-porte parole de l’association, a déclaré à propos du port du voile :

    « La société patriarcale a utilisé le voile pour marquer les femmes, les inférioriser et les laisser à l’écart et, pire, a parfois réussi à les convaincre qu’elles le faisaient de leur plein gré. »
    De nombreuses féministes racisées reprochent aux féministes blanches de parler de choses qui ne les concernent pas, à la place des femmes qui vivent réellement les situations. Citée par le Figaro, la comédienne, réalisatrice et militante afro féministe Amandine Gay racontait son expérience au sein de l’association Osez le féminisme (OLF) :

    « C’est là que j’ai appris que j’étais noire. Le problème d’OLF est que les militantes avaient des prises de position contre le voile et pour l’abolition de la prostitution. Mais OLF n’a pas de femmes voilées dans son association, très peu de musulmanes, très peu de femmes non blanches et pas non plus de travailleuses du sexe. Au bout d’un moment, tu te demandes « Pourquoi vous êtes là à avoir des avis et des prises de position sur des choses qui ne vous concernent pas ? Est-ce que les personnes concernées ne sont pas les mieux placées pour avoir la parole là-dessus ? ». La confiscation de la parole m’est devenue insupportable. [...] J’avais envie de dire : « Arrête de parler de ce que tu ne connais pas » ! **Le premier pas pour aider les gens, c’est de la fermer et de les écouter.** »
    Dans son article intitulé Le « féminisme noir » des États-Unis ou « black féminisme », la revue Ancrage citait la militante féministe et intellectuelle Bell Hooks :

    « Si ces féministes noires, de couleur et du « tiers-monde », ne se reconnaissent pas dans le féminisme (sous-entendu « blanc »), c’est qu’il est perçu comme EXCLUANT les réalités des autres femmes de par sa manière de penser, ET les autres femmes elles-mêmes, de par sa façon de se comporter avec elles... »