Il faut tout de même noter qu'en CPGE, beaucoup de concours existent pour intégrer une école, chacune avec des spécificités propres. Dans une classe, il y a rarement plus de 10 filles pour 35 garçons (en MP, le proportions s'inversent en BCPST/Littéraire), il suffit que certaines préfèrent faire de la chimie industrielle pour que la proportion qui passe l'ENS chute.
Pire encore, l'ENS n'est pas vraiment une école d'ingénieur : elle forme plus des chercheurs et des enseignants (avec possibilité d'évoluer vers le privé, certes, mais c'est 20% des élèves, et c'est rarement pour des domaines « pratiques »).
De plus cette école vise un public plutôt restreint, avec des épreuves qui sont assez éloignées des autres écoles : l'épreuve de TIPE, que l'on retrouve dans presque tous les concours, n'a pas le même format, ni le même but, ni les mêmes exigences (ce qui force le candidat à préparer, en quelque sorte, deux TIPE). De même, les exercices sont portés sur des notions souvent hors-programme (ou à la limite du programme), ce qui fait que si on est pas certain de vouloir une ENS, ou que l'on vise une école particulière, passer ce concours est un fardeau supplémentaire !
Enfin, comme il est d'usage de fournir des statistiques non-vérifiées, dans ma classe, environ la moitié des gens ont passé les ENS (voir moins) tout simplement parce que le cursus ne leur convient pas. Ce qui fait que seulement deux filles (et c'est pile la moitié ! waaah) les ont passé.
les jugements professoraux diffèrent
[...] [dans] les bulletins semestriels [...]
Personnellement, je n'ai jamais lu les bulletins ... C'est une perte de temps énorme, les profs sont là à faire cours (pour les math par exemple) 15h par semaine environ (si on compte l'informatique, souvent faite par le prof de math, avec aussi les préparations aux ADS/TIPE), et font des commentaires personnels très régulièrement par voie orale. L'appréciation écrite sur le bulletin (en réalité, le bulletin lui-même) est uniquement à destination des parents, et éventuellement des administrations (pour récupérer les équivalences prépa/fac) ...
Donc le sexisme ici se trouverait plutôt dans la réaction des profs envers les parents : on attend peut-être d'une fille qu'elle soit sérieuse et d'un garçon qu'il soit fainéant, mains intelligent ? Là je ne sais pas, mais dire que cela influe sur les choix de concours est quand même assez gros, quand énormément d'autres facteurs influent.
[^] # Re: Usage ?
Posté par Aluminium95 . En réponse au journal Annuaire d'Expertes. Évalué à 2.
Il faut tout de même noter qu'en CPGE, beaucoup de concours existent pour intégrer une école, chacune avec des spécificités propres. Dans une classe, il y a rarement plus de 10 filles pour 35 garçons (en MP, le proportions s'inversent en BCPST/Littéraire), il suffit que certaines préfèrent faire de la chimie industrielle pour que la proportion qui passe l'ENS chute.
Pire encore, l'ENS n'est pas vraiment une école d'ingénieur : elle forme plus des chercheurs et des enseignants (avec possibilité d'évoluer vers le privé, certes, mais c'est 20% des élèves, et c'est rarement pour des domaines « pratiques »).
De plus cette école vise un public plutôt restreint, avec des épreuves qui sont assez éloignées des autres écoles : l'épreuve de TIPE, que l'on retrouve dans presque tous les concours, n'a pas le même format, ni le même but, ni les mêmes exigences (ce qui force le candidat à préparer, en quelque sorte, deux TIPE). De même, les exercices sont portés sur des notions souvent hors-programme (ou à la limite du programme), ce qui fait que si on est pas certain de vouloir une ENS, ou que l'on vise une école particulière, passer ce concours est un fardeau supplémentaire !
Enfin, comme il est d'usage de fournir des statistiques non-vérifiées, dans ma classe, environ la moitié des gens ont passé les ENS (voir moins) tout simplement parce que le cursus ne leur convient pas. Ce qui fait que seulement deux filles (et c'est pile la moitié ! waaah) les ont passé.
Personnellement, je n'ai jamais lu les bulletins ... C'est une perte de temps énorme, les profs sont là à faire cours (pour les math par exemple) 15h par semaine environ (si on compte l'informatique, souvent faite par le prof de math, avec aussi les préparations aux ADS/TIPE), et font des commentaires personnels très régulièrement par voie orale. L'appréciation écrite sur le bulletin (en réalité, le bulletin lui-même) est uniquement à destination des parents, et éventuellement des administrations (pour récupérer les équivalences prépa/fac) ...
Donc le sexisme ici se trouverait plutôt dans la réaction des profs envers les parents : on attend peut-être d'une fille qu'elle soit sérieuse et d'un garçon qu'il soit fainéant, mains intelligent ? Là je ne sais pas, mais dire que cela influe sur les choix de concours est quand même assez gros, quand énormément d'autres facteurs influent.