• [^] # Re: Usage ?

    Posté par . En réponse au journal Annuaire d'Expertes. Évalué à 2.

    Je ne vais pas trop débattre sur le sujet parce que je n'ai pas énormément de sources et références.

    Donc, ton argument est que, non la société ne présente pas l'informatique comme un métier de garçon.
    Tu prends l'exemple des séries. Déjà, on peut dire que 15 ans c'est assez court finalement, ça fait même pas une génération.

    Après le fait que y'ait 90% d'hommes dans l'informatique doit quand même renvoyer une image de métier d'homme. Je fais de la recherche en informatique (enfin j'essaye surtout) et franchement les femmes sont vraiment rares. En termes d'identification et de "role models" etc. j'imagine que ce n'est pas terrible. Sans compter que à discuter avec des femmes qui font de l'informatique, certains préjugés sont encore biens vivants. Une collègue me racontait que pendant ces études on lui avait sortie que si elle était nulle en maths, c'est parce qu'elle était une fille (littéralement). Je suis pas sur que quelques séries/films suffisent à compenser ça. Aussi tu donnes des exemples, mais une analyse des réparations serait plus intéressante (est-ce qu'on a par exemple 50% de hackeuses dans les films sortis entre 2000 et 2015 ?).

    D'autre part les féministes dénoncent encore énormément les injonctions que reçoivent les femmes. Ils faut qu'elles soient belles, jolies etc. Quelques exemples: Klaire fait grrr., madmoizelle. Pas sur que tout ça leur laisse du temps de cerveau pour se passionner pour l'informatique et devenir un geek. Parce que les experts, c'est aussi ceux qui se sont passionnés pour leur travail.

    Pour le paradoxe norvégien, je ne sais pas, je ne connais pas, donc je n'en parle pas.

    Malgré ce que tu dis, j'ai la sensation (donc pas étayé par des faits, je l'admets) que les stéréotypes ne sont pas morts. Je regardais récemment un documentaire une fille disait "... j'aurais pas pris un métier de garçon, comme euh, mécanicien. Je me vois pas sous une voiture".

    Dernier point, (je tente une démonstration par l'absurde) si la non parité des hommes et des femmes en informatique n'est pas du à des facteurs sociaux, elle est donc liée des facteurs naturels (ou biologiques) ? Difficile à expliquer dans ce cas.

    Mais rien de tout ça ne contredit formellement ton argument (je l'admets). Ça donne éventuellement quelques indicateurs qui montrent que le sexisme semble encore bien vivant dans nos sociétés.