Le fait d'avoir des listes paritaires qui imposent l'alternance entre candidats masculins et féminins n'est pas une «forte discrimination», c'est simplement faire le constat que la politique et les décisions qui seront prises par les élu(e)s concernent une population dans laquelle il y a autant de femmes que d'hommes, donc qu'on devrait avoir une représentation qui respecte cette parité.
Ça, c'est une règle qui n'est écrite nulle part. On pourrait l'étendre à la religion ou à la couleur de peau, et vouloir une représentation nationale imposant une proportion de juifs, de chrétiens, de musulmans, de noirs, de blancs et de jaunes identique à celle de la société. Mais ce ne serait pas pertinent à mon avis.
Quel est ce raisonnement étrange qui te fait parler de «discrimination forte» dans ce cas ?
Imposer des quotas liés sur le sexe, c'est ce que j'appelais une discrimination forte, mais il est vrai qu'il y a un petit abus de langage ici : stricto sensu, des quotas ne constituent pas un traitement distinct selon les caractéristiques retenues — ici le sexe —, mais simplement une règle qu'on ne peut en pratique respecter qu'en appliquant une sélection discriminatoire. Donc effectivement, en politique on n'applique pas de discrimination, on impose simplement aux partis et aux listes des contraintes qui impliquent qu'ils appliquent une discrimination. C'est subtil !
[^] # Re: Usage ?
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Annuaire d'Expertes. Évalué à 3.
Ça, c'est une règle qui n'est écrite nulle part. On pourrait l'étendre à la religion ou à la couleur de peau, et vouloir une représentation nationale imposant une proportion de juifs, de chrétiens, de musulmans, de noirs, de blancs et de jaunes identique à celle de la société. Mais ce ne serait pas pertinent à mon avis.
Imposer des quotas liés sur le sexe, c'est ce que j'appelais une discrimination forte, mais il est vrai qu'il y a un petit abus de langage ici : stricto sensu, des quotas ne constituent pas un traitement distinct selon les caractéristiques retenues — ici le sexe —, mais simplement une règle qu'on ne peut en pratique respecter qu'en appliquant une sélection discriminatoire. Donc effectivement, en politique on n'applique pas de discrimination, on impose simplement aux partis et aux listes des contraintes qui impliquent qu'ils appliquent une discrimination. C'est subtil !