Je vais donner l'impression de radoter mais peu importe.
Ce que tu relèves est en fait une discrimination positive. Et dans toute discrimination positive, y'a une discrimination (je n'ai pas été cherché ça très loin...). Ceci fait qu'il est difficile de se positionner de manière tranchée sur ces sujets. D'un côté y'a une discrimination qui fait que certaines personnes pourraient être lésés par cette discrimination. De l'autre y'a le fait que cette discrimination est dite positive, c'est a dire qu'elle viendrait compenser une autre discrimination.
L'argument "classique" en faveur de la discrimination positive est qu'un certain groupe de personne (e.g. les noirs, les personnes des milieux populaires, les femmes) est discriminé par sa situation sociale. Par exemple, on juge qu'une personne d'un milieu populaire est discriminée pour entrer à Sciences Po par le manque d'information, l'autocensure, l'impression d'inacessibilité donc on réserve des places pour ces gens là. Même choses avec les femmes dans les écoles d'ingénieurs (il me semble que Centrale offre des facilités aux femmes qui veulent l'intégrer). L'idée est aussi de briser certains cercles vicieux, si y'a peu de personnes des milieux populaires à Sciences Po, alors ça favorise l'autocensure et donc y'a encore moins de personnes des milieux populaires qui vont l'intégrer etc.
Pour revenir sur le sujet initial, y'a, a mon avis, deux choses à considérer. Soit on est philosophiquement contre toute forme de discrimination, et dans ce cas là on est contre toute forme de discrimination positive (en faveur des femmes, des noirs, des pauvres ou de n'importe qui d'autre). Soit on juge que les femmes ne subissent pas vraiment de discrimination due au sexisme pour passer à la télé et qu'il n'y a donc pas besoin de les aider. Tu te places de quel côté ?
Mais en tous cas, ton message pour dire cette discrimination positive, c'est de la discrimination, on avait trouvé tout seul...
[^] # Re: Usage ?
Posté par X345 . En réponse au journal Annuaire d'Expertes. Évalué à 9.
Je vais donner l'impression de radoter mais peu importe.
Ce que tu relèves est en fait une discrimination positive. Et dans toute discrimination positive, y'a une discrimination (je n'ai pas été cherché ça très loin...). Ceci fait qu'il est difficile de se positionner de manière tranchée sur ces sujets. D'un côté y'a une discrimination qui fait que certaines personnes pourraient être lésés par cette discrimination. De l'autre y'a le fait que cette discrimination est dite positive, c'est a dire qu'elle viendrait compenser une autre discrimination.
L'argument "classique" en faveur de la discrimination positive est qu'un certain groupe de personne (e.g. les noirs, les personnes des milieux populaires, les femmes) est discriminé par sa situation sociale. Par exemple, on juge qu'une personne d'un milieu populaire est discriminée pour entrer à Sciences Po par le manque d'information, l'autocensure, l'impression d'inacessibilité donc on réserve des places pour ces gens là. Même choses avec les femmes dans les écoles d'ingénieurs (il me semble que Centrale offre des facilités aux femmes qui veulent l'intégrer). L'idée est aussi de briser certains cercles vicieux, si y'a peu de personnes des milieux populaires à Sciences Po, alors ça favorise l'autocensure et donc y'a encore moins de personnes des milieux populaires qui vont l'intégrer etc.
Pour revenir sur le sujet initial, y'a, a mon avis, deux choses à considérer. Soit on est philosophiquement contre toute forme de discrimination, et dans ce cas là on est contre toute forme de discrimination positive (en faveur des femmes, des noirs, des pauvres ou de n'importe qui d'autre). Soit on juge que les femmes ne subissent pas vraiment de discrimination due au sexisme pour passer à la télé et qu'il n'y a donc pas besoin de les aider. Tu te places de quel côté ?
Mais en tous cas, ton message pour dire cette discrimination positive, c'est de la discrimination, on avait trouvé tout seul...