Vu le nombre d'expert des 2 sexes, vu qu'il n'y aucunes différences de performance du cerveau liée au sexe, il devrait y avoir des statistiques à 50/50.
Non, pour plusieurs raisons, notamment le fait que la sélection d'un expert ne se fait pas seulement sur la performance du cerveau mais aussi, voire principalement, sur le métier exercé.
Si, par exemple, il y avait une proportion significative de femmes exerçant comme sculptrices de génie, ça réduirait significativement la proportion de femmes choisies comme expertes, dans la mesure où il ne me semble pas qu'on ait très souvent besoin d'experts en sculpture.
En fait, pour simplifier, je dirais que la presse opère une sélection dans ce les infos qu'elle rapporte : on parle plus souvent de science, de politique, de faits divers, de diplomatie ou encore de guerre, qu'on ne parle de cuisine, d'art ou de médecine. On pourrait élaborer, mais ça aurait peu d'intérêt, toujours est-il que, bien que chacun puisse être expert dans ses domaines de compétences, la presse ne s'intéresse pas de façon égale à tous ces domaines. Ceci, combiné au fait que les proportions d'hommes et de femmes sont très variables selon les domaines, me semble une explication possible à la situation constatée. À l'extrême, si on prend l'exemple d'un journal d'informatique, les experts interrogés seront presque systématiquement des hommes, sans que ce soit le fruit d'une sélection sexiste, puisque c'est simplement le résultat d'une sur-représentation des hommes dans ce domaine.
Maintenant, il y a peut-être aussi une sélection sexiste dans la presse généraliste, mais ce n'est qu'une hypothèse.
[^] # Re: Usage ?
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . En réponse au journal Annuaire d'Expertes. Évalué à 9.
Non, pour plusieurs raisons, notamment le fait que la sélection d'un expert ne se fait pas seulement sur la performance du cerveau mais aussi, voire principalement, sur le métier exercé.
Si, par exemple, il y avait une proportion significative de femmes exerçant comme sculptrices de génie, ça réduirait significativement la proportion de femmes choisies comme expertes, dans la mesure où il ne me semble pas qu'on ait très souvent besoin d'experts en sculpture.
En fait, pour simplifier, je dirais que la presse opère une sélection dans ce les infos qu'elle rapporte : on parle plus souvent de science, de politique, de faits divers, de diplomatie ou encore de guerre, qu'on ne parle de cuisine, d'art ou de médecine. On pourrait élaborer, mais ça aurait peu d'intérêt, toujours est-il que, bien que chacun puisse être expert dans ses domaines de compétences, la presse ne s'intéresse pas de façon égale à tous ces domaines. Ceci, combiné au fait que les proportions d'hommes et de femmes sont très variables selon les domaines, me semble une explication possible à la situation constatée. À l'extrême, si on prend l'exemple d'un journal d'informatique, les experts interrogés seront presque systématiquement des hommes, sans que ce soit le fruit d'une sélection sexiste, puisque c'est simplement le résultat d'une sur-représentation des hommes dans ce domaine.
Maintenant, il y a peut-être aussi une sélection sexiste dans la presse généraliste, mais ce n'est qu'une hypothèse.