En fait, généralement, un quadricoptère est un drone à quatre rotors, mais huit pales, et non quatre.
C'est tout à fait vrai, notamment dans le cas général, mais cela ne retire rien aux avantages de l'hélice monopale (équilibrée par un contrepoids), la preuve en vidéo.
L'hélice Everel a remporté par le passé une compétition où des avions similaires et de même puissance se sont affrontés. L'avion équipé d'une hélice monopale a décollé plus court, est monté plus vite et manœuvré plus aisément que ses concurrents, avec une vitesse plus grande et une consommation de carburation moins importante.
Pour en avoir discuté par le passé avec ami un modéliste confirmé (et pilote de gros porteurs), et si je me souviens bien ce qu'il m'en a expliqué, l'hélice monopale est moins encombrante et plus performante et efficace, du fait qu'elle produit moins de perturbations, et évite de faire passer une pale dans les turbulences du sillage d'une autre. Pour une même puissance moteur, l'hélice pourra être plus grande (ce qui augmente la surface du disque balayé, avec un diamètre multiplié par 1,2 à pas identique, ou un pas doublé à diamètre égal) et tourner plus rapidement, avec moins de vibrations et un meilleur rendement.
C'est particulièrement vrai et utilisé dans le monde du modélisme, où de petites hélices tournent très vite (avec des monopales à plus de 30000 tr/min dans certaines compétitions) avec un faible pas, et donc un rendement désastreux, car les pales brassent de l'air très fortement perturbé, se déventent et cavitent. C'est d'ailleurs pour cela qu'on ne les rencontre quasiment plus que sur les modèles réduits, même si des appareils grandeurs en font encore usage, notamment les planeurs motorisés, surtout en raison de leur plus faible encombrement (plus facile pour la ranger dans le fuselage).
Cela dit, le choix de l'hélice dépend de pas mal de facteurs, dont la vitesse de l'appareil, car plus la vitesse de translation est importante et plus le diamètre optimal est petit. De plus, la taille du disque d'hélice ne pouvant être augmenté indéfiniment (même en agrandissant démesurément les trains d'atterrissage), les fabricants d'avions adaptent le diamètre à la vitesse et augmentent le nombre de pales en fonction de la puissance moteur, allant jusqu'à faire tourner deux hélices contrarotatives lorsque la motorisation dégueule des chevaux dont ils ne savent que faire (cas typique de certains exemplaires du Supermarine Spitfire et de leur moteur Griffon de 2 400 ch, qui étaient équipé d'énormes hélices contrarotatives de 5 ou 6 pales chacune (et de ~3,20 mètres de diamètre).
N'empêche que du coup, ces souvenirs me font penser qu'un modèle réduit quadricoptère à 4 pales ne serait pas si illogique que ça. :-)
[^] # Re: Pale, hélice, rotor, toussa
Posté par Foutaises . En réponse au journal Y a des stages plus sympas que d'autres !. Évalué à 10. Dernière modification le 02 juin 2015 à 04:53.
C'est tout à fait vrai, notamment dans le cas général, mais cela ne retire rien aux avantages de l'hélice monopale (équilibrée par un contrepoids), la preuve en vidéo.
L'hélice Everel a remporté par le passé une compétition où des avions similaires et de même puissance se sont affrontés. L'avion équipé d'une hélice monopale a décollé plus court, est monté plus vite et manœuvré plus aisément que ses concurrents, avec une vitesse plus grande et une consommation de carburation moins importante.
Pour en avoir discuté par le passé avec ami un modéliste confirmé (et pilote de gros porteurs), et si je me souviens bien ce qu'il m'en a expliqué, l'hélice monopale est moins encombrante et plus performante et efficace, du fait qu'elle produit moins de perturbations, et évite de faire passer une pale dans les turbulences du sillage d'une autre. Pour une même puissance moteur, l'hélice pourra être plus grande (ce qui augmente la surface du disque balayé, avec un diamètre multiplié par 1,2 à pas identique, ou un pas doublé à diamètre égal) et tourner plus rapidement, avec moins de vibrations et un meilleur rendement.
C'est particulièrement vrai et utilisé dans le monde du modélisme, où de petites hélices tournent très vite (avec des monopales à plus de 30000 tr/min dans certaines compétitions) avec un faible pas, et donc un rendement désastreux, car les pales brassent de l'air très fortement perturbé, se déventent et cavitent. C'est d'ailleurs pour cela qu'on ne les rencontre quasiment plus que sur les modèles réduits, même si des appareils grandeurs en font encore usage, notamment les planeurs motorisés, surtout en raison de leur plus faible encombrement (plus facile pour la ranger dans le fuselage).
Cela dit, le choix de l'hélice dépend de pas mal de facteurs, dont la vitesse de l'appareil, car plus la vitesse de translation est importante et plus le diamètre optimal est petit. De plus, la taille du disque d'hélice ne pouvant être augmenté indéfiniment (même en agrandissant démesurément les trains d'atterrissage), les fabricants d'avions adaptent le diamètre à la vitesse et augmentent le nombre de pales en fonction de la puissance moteur, allant jusqu'à faire tourner deux hélices contrarotatives lorsque la motorisation dégueule des chevaux dont ils ne savent que faire (cas typique de certains exemplaires du Supermarine Spitfire et de leur moteur Griffon de 2 400 ch, qui étaient équipé d'énormes hélices contrarotatives de 5 ou 6 pales chacune (et de ~3,20 mètres de diamètre).
N'empêche que du coup, ces souvenirs me font penser qu'un modèle réduit quadricoptère à 4 pales ne serait pas si illogique que ça. :-)