On peut faire le distingo en se posant la question suivante : suis-je libre de disposer de mes données indépendemment du fourniteur de service ?
Avec Google oui, pour la plupart des services : je peux déménager mes emails chez un autre prestataire et continuer à utiliser mon adresse email (pour peu que j'utilise une adresse dont je suis propriétaire et pas prêtée par Google), je peux déménager mes fichiers Google Drive et y accéder à distance par tout un tas d'autres protocoles (y compris via d'autres services hébergés), ...
Avec Facebook, je peux éventuellement extraire mes données, mais pas continuer mon activité.
La différence est là : Facebook prive ses utilisateurs de la liberté d'utiliser leurs données comme ils l'entendent. Pas Gmail ni Google Drive.
Il est donc éthiquement très justifiable pour un logiciel libre d'implémenter des services non privateurs de liberté (ne serait-ce que pour permettre aux utilisateurs de récupérer leurs billes); nettement moins quand il s'agit de s'interfacer avec des services très privateurs de liberté comme Facebook.
[^] # Re: Comment faire pour supprimer l'intégration google drive ?
Posté par dinomasque . En réponse à la dépêche GNOME 3.18 Göteborg est disponible. Évalué à 4.
On peut faire le distingo en se posant la question suivante : suis-je libre de disposer de mes données indépendemment du fourniteur de service ?
Avec Google oui, pour la plupart des services : je peux déménager mes emails chez un autre prestataire et continuer à utiliser mon adresse email (pour peu que j'utilise une adresse dont je suis propriétaire et pas prêtée par Google), je peux déménager mes fichiers Google Drive et y accéder à distance par tout un tas d'autres protocoles (y compris via d'autres services hébergés), ...
Avec Facebook, je peux éventuellement extraire mes données, mais pas continuer mon activité.
La différence est là : Facebook prive ses utilisateurs de la liberté d'utiliser leurs données comme ils l'entendent. Pas Gmail ni Google Drive.
Il est donc éthiquement très justifiable pour un logiciel libre d'implémenter des services non privateurs de liberté (ne serait-ce que pour permettre aux utilisateurs de récupérer leurs billes); nettement moins quand il s'agit de s'interfacer avec des services très privateurs de liberté comme Facebook.
BeOS le faisait il y a 20 ans !