Que certains puissent considérer qu'il méritait d'être punis est un peu fort de café
Mériter, non. Mais que la justice le punisse, oui, c'est juridiquement imparable.
se fera toper parce qu'il aura repris le bout d'un javascript
Oui, enfin gplviolations etc, c'est basé justement là-dessus, et la première défense des boites qui se font chopper la main dans le sac est de répondre: "on a repris qu'un petit bout de code qui est de toute façon public, pourquoi vous nous ennuyez avec cette histoire"
Je cite: "L’audition du responsable technique de l‘Anses confirmait les éléments de la plainte, à savoir une erreur de paramétrage du serveur hébergeant l’extranet (ensemble des fichiers accessibles en lecture) "
Ce qui explique bien pourquoi l'anses n'a pas porté plainte, ils se sont vautrés dans la config d'apache, il est difficile de dire ensuite qu'on les a piraté.
"Lors de ses auditions, Monsieur Olivier L. reconnaissait avoir récupéré (...) l’ensemble des données accessibles sur le serveur extranet de l’Anses. Il déclarait avoir découvert tous ces documents en libre accès après une recherche complexe sur le moteur de recherche Google."
et
"il reconnaissait néanmoins avoir parcouru l’arborescence des répertoires de celui-ci et être remonté jusqu’à la page d’accueil sur laquelle il avait constaté la présence de contrôles d’accès (authentification par identifiant et mot de passe)."
Pour un juge, lorsque Bluetouff dit: "je reconnais avoir constaté la présence de contrôle d'accès", le juge comprend bien qu'il est entré là ou c'est interdit sans qu'il y ait besoin d'évaluer la qualité ou l'efficience du contrôle d'accès et sans avoir besoin de sortir des arguments techniques.
Enfin, relisez l'article de Maitre Eolas, il est très clair.
Ensuite, l'affaire aurait du s'arrêter au retrait de la plainte de l'anses (et au retrait des documents sur reflets.info, ce qui est discutable). Si vous voulez râler, ne ralez pas sur l'indéfendable, ralez sur les raisons qui poussent le ministère public à continuer l'action contre bluetouff malgré le retrait de plainte. Et ça, c'est scandaleux, et ça laisse ouvert l'hypothèse d'une vengeance gratuite dans l'unique but d'ennuyer bluetouff: on ne sort jamais vraiment indemne d'un procès, même innocenté; c'est long, c'est fatiguant nerveusement et ça ne finit presque jamais.
[^] # Re: Je suis ahuris...
Posté par octane . En réponse au journal L'affaire Bluetouff. Évalué à 5.
Mériter, non. Mais que la justice le punisse, oui, c'est juridiquement imparable.
Oui, enfin gplviolations etc, c'est basé justement là-dessus, et la première défense des boites qui se font chopper la main dans le sac est de répondre: "on a repris qu'un petit bout de code qui est de toute façon public, pourquoi vous nous ennuyez avec cette histoire"
Pouir revenir à Bluetouff et arrêter un peu la branlette intellectuelle des hypothèses farfelues, on se calme et on lit le doc:
http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=3739
Je cite: "L’audition du responsable technique de l‘Anses confirmait les éléments de la plainte, à savoir une erreur de paramétrage du serveur hébergeant l’extranet (ensemble des fichiers accessibles en lecture) "
Ce qui explique bien pourquoi l'anses n'a pas porté plainte, ils se sont vautrés dans la config d'apache, il est difficile de dire ensuite qu'on les a piraté.
"Lors de ses auditions, Monsieur Olivier L. reconnaissait avoir récupéré (...) l’ensemble des données accessibles sur le serveur extranet de l’Anses. Il déclarait avoir découvert tous ces documents en libre accès après une recherche complexe sur le moteur de recherche Google."
et
"il reconnaissait néanmoins avoir parcouru l’arborescence des répertoires de celui-ci et être remonté jusqu’à la page d’accueil sur laquelle il avait constaté la présence de contrôles d’accès (authentification par identifiant et mot de passe)."
Pour un juge, lorsque Bluetouff dit: "je reconnais avoir constaté la présence de contrôle d'accès", le juge comprend bien qu'il est entré là ou c'est interdit sans qu'il y ait besoin d'évaluer la qualité ou l'efficience du contrôle d'accès et sans avoir besoin de sortir des arguments techniques.
Enfin, relisez l'article de Maitre Eolas, il est très clair.
Ensuite, l'affaire aurait du s'arrêter au retrait de la plainte de l'anses (et au retrait des documents sur reflets.info, ce qui est discutable). Si vous voulez râler, ne ralez pas sur l'indéfendable, ralez sur les raisons qui poussent le ministère public à continuer l'action contre bluetouff malgré le retrait de plainte. Et ça, c'est scandaleux, et ça laisse ouvert l'hypothèse d'une vengeance gratuite dans l'unique but d'ennuyer bluetouff: on ne sort jamais vraiment indemne d'un procès, même innocenté; c'est long, c'est fatiguant nerveusement et ça ne finit presque jamais.