Ne pas transmettre les clefs, oui. L’ordinateur compromis ne peut pas obtenir du token qu’il lui transfère les clefs — celles-ci ne peuvent pas quitter le token.
En revanche, si l’attaquant a le contrôle de l’ordinateur il peut parfaitement utiliser le token sans en récupérer les clefs, et ainsi faire déchiffrer ou signer des messages à sa guise.
Si l’utilisation du token est protégée par un PIN, pas de problème : soit l’attaquant obtient le PIN (il contrôle la machine, ce n’est pas une difficulté pour lui), soit il attend tranquillement que l’utilisateur se serve de son token et le déverouille pour lui.
On peut réduire un tout petit peu le risque en prenant soin de déconnecter le token après chaque utilisation, mais globalement si ta machine est compromise tu ne ne peux plus avoir la moindre assurance sur la confidentialité ou l’intégrité de tes données et de tes communications.
[^] # Re: Confier sa clé privée à des logiciels
Posté par gouttegd . En réponse au journal De la gestion des clefs OpenPGP. Évalué à 2.
Ne pas transmettre les clefs, oui. L’ordinateur compromis ne peut pas obtenir du token qu’il lui transfère les clefs — celles-ci ne peuvent pas quitter le token.
En revanche, si l’attaquant a le contrôle de l’ordinateur il peut parfaitement utiliser le token sans en récupérer les clefs, et ainsi faire déchiffrer ou signer des messages à sa guise.
Si l’utilisation du token est protégée par un PIN, pas de problème : soit l’attaquant obtient le PIN (il contrôle la machine, ce n’est pas une difficulté pour lui), soit il attend tranquillement que l’utilisateur se serve de son token et le déverouille pour lui.
On peut réduire un tout petit peu le risque en prenant soin de déconnecter le token après chaque utilisation, mais globalement si ta machine est compromise tu ne ne peux plus avoir la moindre assurance sur la confidentialité ou l’intégrité de tes données et de tes communications.