Ce qu'il faut comprendre c'est que la loi est censée être simplement un outil, pas une fin en soi et, comme tout outil, il peut servir à plus que ce à quoi il était initialement prévu. S'il est impossible techniquement d'assurer qu'un marteau ne servira qu'à enfoncer des clous et pas à taper sur les gens, il en va de même pour les lois. Du coup, quand quelqu'un profite d'une loi dans un sens incompatible avec les objectifs initiaux (par exemple déclaration des droits de l'homme ou les concepts que tu considères comme fondateurs), il profite juste d'une faille technique, et on a, je pense, le droit de penser qu'il y a un bug à corriger.
Le seul point que tu mentionnes ailleurs que j'accepte, c'est que ça n'a rien à voir avec le libre au sens technique actuel du terme, qui consiste en quelques règles dans le jeu du droit d'auteur censées défendre les libertés de l'utilisateur. Ceci dit, rien n'empêche de vouloir voir dans le libre un concept plus fondamental (à définir plus précisément) qui irait plus loin que l'implémentation technique actuelle et pourrait exister dans un monde sans droit d'auteur (du moins au sens technique actuel du terme).
Bref, d'un côté il y a les idées, plus ou moins bien définies et qui peuvent avoir des bugs, de l'autre il y a l'implémentation, avec des bugs à satiété, qui sera toujours juste approximative, au mieux ; comme on ne vit pas dans un monde de bisounours, il y a parfois carrément des failles intentionnelles.
[^] # Re: .
Posté par anaseto . En réponse au journal Histoire d'un vol de domaine. Évalué à 10.
Ce qu'il faut comprendre c'est que la loi est censée être simplement un outil, pas une fin en soi et, comme tout outil, il peut servir à plus que ce à quoi il était initialement prévu. S'il est impossible techniquement d'assurer qu'un marteau ne servira qu'à enfoncer des clous et pas à taper sur les gens, il en va de même pour les lois. Du coup, quand quelqu'un profite d'une loi dans un sens incompatible avec les objectifs initiaux (par exemple déclaration des droits de l'homme ou les concepts que tu considères comme fondateurs), il profite juste d'une faille technique, et on a, je pense, le droit de penser qu'il y a un bug à corriger.
Le seul point que tu mentionnes ailleurs que j'accepte, c'est que ça n'a rien à voir avec le libre au sens technique actuel du terme, qui consiste en quelques règles dans le jeu du droit d'auteur censées défendre les libertés de l'utilisateur. Ceci dit, rien n'empêche de vouloir voir dans le libre un concept plus fondamental (à définir plus précisément) qui irait plus loin que l'implémentation technique actuelle et pourrait exister dans un monde sans droit d'auteur (du moins au sens technique actuel du terme).
Bref, d'un côté il y a les idées, plus ou moins bien définies et qui peuvent avoir des bugs, de l'autre il y a l'implémentation, avec des bugs à satiété, qui sera toujours juste approximative, au mieux ; comme on ne vit pas dans un monde de bisounours, il y a parfois carrément des failles intentionnelles.