Tu as tout à fait le droit de dire, je suis développeur Gimp alors je veux faire d'une pierre de coups et profiter de mon investissement pour participer à la réalisation d'une oeuvre libre mais si c'est l'oeuvre qui prime sur la technique alors peut être est il légitime de se poser la question du workflow non ?
Tout à fait. Et justement on se pose la question du workflow constamment. C'est d'ailleurs une grande partie de mon boulot: observer comment l'artiste travaille et réfléchir comment le workflow peut être adapté pour améliorer son quotidien. Un artiste (comme un développeur, ou comme beaucoup d'autres boulots techniques) fait de nombreuses tâches très répétitives et très facilement automatisables.
Je vais prendre la colorisation donc comme exemple. Cela doit bien faire 2 ans qu'Aryeom utilise un petit plugin que je lui ai fait en quelques minutes (quelques lignes à peine) qui en gros fait le suivant en un clic: grossit la sélection courante, donne le focus sur un calque de couleur correspondant au calque de trait courant (et le crée s'il n'existe pas déjà), y remplit la sélection de la couleur courante, redonne le focus au calque de trait et retire la sélection. Un second clic récupère la sélection, et grossit encore davantage la colorisation permettant de corriger facilement la plupart des interstices non coloriés.
Je suis pas sûr si c'est très clair, car il faut connaître le besoin (le fait notamment qu'on ne colorie pas directement sur le calque de trait, mais sur un calque séparé sous le calque de trait, permettant ainsi de changer facilement les couleurs si besoin, etc.).
Cela lui permet un travail de colorisation super simple, en un clic, qui peut être corrigé par incréments, le tout avec une organisation des calques claires qu'elle n'a plus à gérer (création, sélection et déselection d'un calque de couleur automatique).
J'ai bien lu en détail comment marche ce plugin de colorisation G'MIC et pour cette problématique de colorisation en particulier il rend clairement la tâche plus longue pour peu de plus par rapport à mon plugin. Dans la théorie, ce filtre de colorisation est plus "intelligent". Mais dans la pratique, un dessinateur aura des lignes claires (son dessin n'a pas les mêmes problématiques d'indécision de l'appartenance d'un pixel qu'une photo de la vie réelle, cf. l'article de David Tschumperlé dont le lien est donné plus bas. Pour une photo de la vie réelle, ce genre d'algorithme plus complexe pour différencier divers éléments prend en effet tout son sens!), et n'a pas besoin d'un algorithme si intelligent. Les divers outils de sélection automatique seront largement suffisants. Il faut bien aussi bien comprendre que ce besoin de colorisation automatique n'est là que pour faire le "gros" du boulot, avant de faire les détails à la main qui font la différence. D'ailleurs c'est aussi ce que David Revoy dit dans son tutorial.
Un jour, on fera peut-être une vidéo de comment Aryeom colorie une page pour montrer à quel point c'est simple et rapide.
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]
[^] # Re: Colorisation d'une animation
Posté par Jehan (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche "ZeMarmot", premier film d'animation réalisé entièrement avec des Logiciels Libres. Évalué à 4.
Salut,
Tout à fait. Et justement on se pose la question du workflow constamment. C'est d'ailleurs une grande partie de mon boulot: observer comment l'artiste travaille et réfléchir comment le workflow peut être adapté pour améliorer son quotidien. Un artiste (comme un développeur, ou comme beaucoup d'autres boulots techniques) fait de nombreuses tâches très répétitives et très facilement automatisables.
Je vais prendre la colorisation donc comme exemple. Cela doit bien faire 2 ans qu'Aryeom utilise un petit plugin que je lui ai fait en quelques minutes (quelques lignes à peine) qui en gros fait le suivant en un clic: grossit la sélection courante, donne le focus sur un calque de couleur correspondant au calque de trait courant (et le crée s'il n'existe pas déjà), y remplit la sélection de la couleur courante, redonne le focus au calque de trait et retire la sélection. Un second clic récupère la sélection, et grossit encore davantage la colorisation permettant de corriger facilement la plupart des interstices non coloriés.
Je suis pas sûr si c'est très clair, car il faut connaître le besoin (le fait notamment qu'on ne colorie pas directement sur le calque de trait, mais sur un calque séparé sous le calque de trait, permettant ainsi de changer facilement les couleurs si besoin, etc.).
Cela lui permet un travail de colorisation super simple, en un clic, qui peut être corrigé par incréments, le tout avec une organisation des calques claires qu'elle n'a plus à gérer (création, sélection et déselection d'un calque de couleur automatique).
J'ai bien lu en détail comment marche ce plugin de colorisation G'MIC et pour cette problématique de colorisation en particulier il rend clairement la tâche plus longue pour peu de plus par rapport à mon plugin. Dans la théorie, ce filtre de colorisation est plus "intelligent". Mais dans la pratique, un dessinateur aura des lignes claires (son dessin n'a pas les mêmes problématiques d'indécision de l'appartenance d'un pixel qu'une photo de la vie réelle, cf. l'article de David Tschumperlé dont le lien est donné plus bas. Pour une photo de la vie réelle, ce genre d'algorithme plus complexe pour différencier divers éléments prend en effet tout son sens!), et n'a pas besoin d'un algorithme si intelligent. Les divers outils de sélection automatique seront largement suffisants. Il faut bien aussi bien comprendre que ce besoin de colorisation automatique n'est là que pour faire le "gros" du boulot, avant de faire les détails à la main qui font la différence. D'ailleurs c'est aussi ce que David Revoy dit dans son tutorial.
Un jour, on fera peut-être une vidéo de comment Aryeom colorie une page pour montrer à quel point c'est simple et rapide.
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]