Tout d'abord, un lien vers une vidéo qui vous intéressera peut-être, qui énonce le point de vue de Zizek, philosophe à la pensée originale s'il en est (la vidéo est en anglais). Il exprime pourquoi il s'en balance d'être surveillé.
Il a eu des dialogues intéressants aussi avec Assange, comme celui-ci.
La réponse aurait peut-être été différente, s'il était précisé le type de gouvernement où s'opèrent les surveillances.
Cette pensée peut aussi s'inscrire dans la lignée du propos de Hannah Arendt sur le regret de la perte non de la vie privée mais de la vie publique dans la cité moderne, qui serait responsable d'une crise politique durable.
En fait, le point clef dans nos sociétés européennes (qui ne sont pas tyranniques, s'il est vraiment nécessaire de le préciser) est de déterminer comment le peuple va sortir de sa léthargie et se réapproprier le pouvoir politique, notamment par une réinvention de l'exercice du pouvoir, qui est actuellement basé sur une technologie du XVe siècle (l'impression) avec des idées datant majoritairement du XVIIIe siècle (les lumières) (réflexion sur ce sujet, par le mouvement argentin qui met en place le logiciel DemocracyOS accessible sur github).
Il y a un indéniable lien entre le savoir et le pouvoir, la question est peut-être quelle quantité de maîtrise du savoir peut entraîner une refondation de l'idée de démocratie. En somme, le problème ne serait pas tant la surveillance, mais plutôt qui surveille et comment.
Sinon, (je finis avec les liens, je vous rassure), ça me fait aussi penser à Alex Pentland qui prédit une possible remise volontaire des données personnelles, pour une amélioration de la société, mais avec la transparence et la maîtrise des données.
En fait, dans cette perspective, le problème serait dans l'essence même du système politique contemporain dit démocratique. Il serait par exemple davantage la manière dont une telle loi est votée (démocratie parlementaire, avec une poignée de personnes présentes, un débat court, non participatif, etc.), et la manière dont cette loi serait appliquée (absence du pouvoir judiciaire dans la décision, décision de l'exécutif, composition de l'autorité administrative, etc.).
# Des liens pour une autre perspective
Posté par rdhlnn . En réponse au journal La vie privé connectée disparait de France. Évalué à 7.
Tout d'abord, un lien vers une vidéo qui vous intéressera peut-être, qui énonce le point de vue de Zizek, philosophe à la pensée originale s'il en est (la vidéo est en anglais). Il exprime pourquoi il s'en balance d'être surveillé.
Il a eu des dialogues intéressants aussi avec Assange, comme celui-ci.
La réponse aurait peut-être été différente, s'il était précisé le type de gouvernement où s'opèrent les surveillances.
Cette pensée peut aussi s'inscrire dans la lignée du propos de Hannah Arendt sur le regret de la perte non de la vie privée mais de la vie publique dans la cité moderne, qui serait responsable d'une crise politique durable.
En fait, le point clef dans nos sociétés européennes (qui ne sont pas tyranniques, s'il est vraiment nécessaire de le préciser) est de déterminer comment le peuple va sortir de sa léthargie et se réapproprier le pouvoir politique, notamment par une réinvention de l'exercice du pouvoir, qui est actuellement basé sur une technologie du XVe siècle (l'impression) avec des idées datant majoritairement du XVIIIe siècle (les lumières) (réflexion sur ce sujet, par le mouvement argentin qui met en place le logiciel DemocracyOS accessible sur github).
Il y a un indéniable lien entre le savoir et le pouvoir, la question est peut-être quelle quantité de maîtrise du savoir peut entraîner une refondation de l'idée de démocratie. En somme, le problème ne serait pas tant la surveillance, mais plutôt qui surveille et comment.
Sinon, (je finis avec les liens, je vous rassure), ça me fait aussi penser à Alex Pentland qui prédit une possible remise volontaire des données personnelles, pour une amélioration de la société, mais avec la transparence et la maîtrise des données.
En fait, dans cette perspective, le problème serait dans l'essence même du système politique contemporain dit démocratique. Il serait par exemple davantage la manière dont une telle loi est votée (démocratie parlementaire, avec une poignée de personnes présentes, un débat court, non participatif, etc.), et la manière dont cette loi serait appliquée (absence du pouvoir judiciaire dans la décision, décision de l'exécutif, composition de l'autorité administrative, etc.).