Il n'y a qu'en France et en Argentine où on donne encore du crédit à ce genre de trucs. Même en Autriche (pays d'origine) ça a été remisé au placard.
J'aimerais avoir tes sources. Aux USA, la « psycho-analysis » reste très populaire. De plus, ce n'est pas parce que clairement Freud avait tort sur pas mal de point qu'il avait tort sur toute la ligne.
Pour ce qui est de l'enseignement de la psychanalyse en philo, je me souviens que nous avions étudié ce truc, et que le prof en avait profité pour faire un détour par la définition de la méthode scientifique de K.Popper, pour ensuite dire que selon cette définition, la psychanalyse, malgré la tonne de choses importantes qu'elle a apporté (que ça te plaise ou non, les notions de conscient/inconscient ou ça/moi/surmoi, si elles restent clairement perfectibles, représentent bien un modèle de la psyché humaine — et comme tout modèle, ça reste améliorable) n'est pas une méthode scientifique, puisque si le patient n'est pas d'accord avec le psychanalyste, ce dernier peut toujours dire que le patient fait un « rejet » (et donc, pas de falsifiabilité).
Bref. Au contraire, je trouve que parler de la psychanalyse en philo est excellent : on nous montre une méthode, on nous montre qu'elle semble avoir ouvert des portes, on nous explique que son créateur voulait en faire une science, puis on finit par expliquer que ce n'en est pas une, malgré les possibles ouvertures que cette méthode a engendrée. C'est un excellent cas d'étude.
[^] # Re: Ouais, ouais....
Posté par lasher . En réponse au journal Bac et calculatrices programmables : la fin ?. Évalué à 4.
J'aimerais avoir tes sources. Aux USA, la « psycho-analysis » reste très populaire. De plus, ce n'est pas parce que clairement Freud avait tort sur pas mal de point qu'il avait tort sur toute la ligne.
Pour ce qui est de l'enseignement de la psychanalyse en philo, je me souviens que nous avions étudié ce truc, et que le prof en avait profité pour faire un détour par la définition de la méthode scientifique de K.Popper, pour ensuite dire que selon cette définition, la psychanalyse, malgré la tonne de choses importantes qu'elle a apporté (que ça te plaise ou non, les notions de conscient/inconscient ou ça/moi/surmoi, si elles restent clairement perfectibles, représentent bien un modèle de la psyché humaine — et comme tout modèle, ça reste améliorable) n'est pas une méthode scientifique, puisque si le patient n'est pas d'accord avec le psychanalyste, ce dernier peut toujours dire que le patient fait un « rejet » (et donc, pas de falsifiabilité).
Bref. Au contraire, je trouve que parler de la psychanalyse en philo est excellent : on nous montre une méthode, on nous montre qu'elle semble avoir ouvert des portes, on nous explique que son créateur voulait en faire une science, puis on finit par expliquer que ce n'en est pas une, malgré les possibles ouvertures que cette méthode a engendrée. C'est un excellent cas d'étude.