Non non, je confirme : pas de prime de précarité dans le public (au moins, pas dans les EPST). Le salaire est calculé à partir du point d'indice des fonctionnaires à ancienneté similaire, soit environ 1700€ net pour un chargé de recherche, 1400€ pour un ingénieur, moins de 1200€ pour un technicien.
Dans les faits, de toutes manières, quand les CDD sont payés sur des financements propres (financements ANR, européens, etc), il y a une enveloppe totale, et le responsable du projet donne souvent le choix entre un contrat de 12 mois au salaire correspondant à ton expérience, et un contrat de 18 mois en "oubliant" ton expérience. Et tout le monde choisit le contrat plus long.
Pour attrapper un CDI dans le public, il faut soit bosser pour un institut à vocation industrielle (ce que l'INRIA n'est pas), soit réussir à tromper la vigilance des jusristes de l'INRIA et à réussir à aligner 7 ans de CDD, puis poursuivre l'État au tribunal administratif.
"tout se négocie" : absolument pas. Avec l'État, rien ne se négocie. Les règles à l'embauche sont certes débiles, mais extrêmement strictes, en particulier pour accéder au statut de fonctionnaire. Le salaire n'est pas négociable, le contrat n'est pas négociable, même la date de prise de fonction n'est parfois pas négociable. On peut s'arranger avec son supérieur direct, qui prend la responsabilité d'être flexible, mais l'administration est totalement normalisée (au point par exemple de devoir suivre des "voies hiérarchiques" pour contacter les gens qui s'occuppent de ton dossier, ton tu as l'email, mais qui ne répondent que si ton supérieur a contacté son supérieur).
[^] # Re: variante
Posté par arnaudus . En réponse au journal sous-developpeurs-SSII. Évalué à 10.
Non non, je confirme : pas de prime de précarité dans le public (au moins, pas dans les EPST). Le salaire est calculé à partir du point d'indice des fonctionnaires à ancienneté similaire, soit environ 1700€ net pour un chargé de recherche, 1400€ pour un ingénieur, moins de 1200€ pour un technicien.
Dans les faits, de toutes manières, quand les CDD sont payés sur des financements propres (financements ANR, européens, etc), il y a une enveloppe totale, et le responsable du projet donne souvent le choix entre un contrat de 12 mois au salaire correspondant à ton expérience, et un contrat de 18 mois en "oubliant" ton expérience. Et tout le monde choisit le contrat plus long.
Pour attrapper un CDI dans le public, il faut soit bosser pour un institut à vocation industrielle (ce que l'INRIA n'est pas), soit réussir à tromper la vigilance des jusristes de l'INRIA et à réussir à aligner 7 ans de CDD, puis poursuivre l'État au tribunal administratif.
"tout se négocie" : absolument pas. Avec l'État, rien ne se négocie. Les règles à l'embauche sont certes débiles, mais extrêmement strictes, en particulier pour accéder au statut de fonctionnaire. Le salaire n'est pas négociable, le contrat n'est pas négociable, même la date de prise de fonction n'est parfois pas négociable. On peut s'arranger avec son supérieur direct, qui prend la responsabilité d'être flexible, mais l'administration est totalement normalisée (au point par exemple de devoir suivre des "voies hiérarchiques" pour contacter les gens qui s'occuppent de ton dossier, ton tu as l'email, mais qui ne répondent que si ton supérieur a contacté son supérieur).