• [^] # Re: un texte du président de la Sacem...

    Posté par . En réponse au journal La député pirate devant les Sénateurs. Évalué à 7.

    Tu cites ce passage

    [...] mettre à bas toutes les protections n'est que le prolongement du capitalisme le plus sauvage.

    Ce qui me semble particulièrement intéressant d'un point de vue idéologique, c'est la phrase qui suit (la dernière d'un article tiède datant des années 1980).

    Or, le renard libre dans un poulailler libre n'a jamais rendu les poules heureuses

    Je m'interroge sur l'alternative. Avec quelle logique doit-on interpréter ce Directeur Général ? Faut-il préférer à un capitalisme sauvage (celui de tous sur tous) un capitalisme du petit nombre (oligarchie de la production culturelle actuelle) ? Y a-t-il le commencement d'un début d'espoir qui surgit de sa critique, qui laisserait envisager une réforme politique de la création culturelle (licence globale, etc.) ? Une tentative du ministère de la jay-zitude de plaindre la misère des artistes les fouilles grandes ouvertes ? Un mépris aristocratique de plus du saint artiste à l'égard du vil consommateur (qui n'est même plus amateur de la création, mais simple agent économique) ?

    Les poules dans leur majorité ont au moins l'espoir de s'échapper dans un poulailler "libre" (une nouvelle utilisation du mot libre... Ca doit être une ferme "bio") face à un renard qui ne peut plus se repaître, selon son bon vouloir.

    Mais d'ailleurs... Qui sont les poules ? Et qui est ce renard ? Et le fermier dans tout ça ?

    Tout cela est bien consternant. Mais pas très surprenant. On ne parle plus de création culturelle là (impact politique, etc.), mais de grisbi.